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25/01/2021

Une page de publicité

Au moment de mettre le point final à un nouveau projet (en attendant la publication, ce qui est une autre histoire), j'ai eu envie de remettre un peu en avant mon premier ouvrage. Voici donc quelques lignes sur mon premier livre de cinéma, grosse émotion le jour où je l'ai déballé et mis dans ma bibliothèque au milieu de tous ces ouvrages qui ont forgé ma cinéphilie. Voyage dans le cinéma de Sergio Corbucci est né dans les colonnes d'Inisfree et s'attache à l’œuvre de celui dont on connait surtout Django (1966) et Il grande silenzio (Le Grand silence, 1968). J'ai essayé de montrer qu'il y avait bien autre chose, au-delà des citations répétées de Quentin Tarantino. Il a certainement plein de défauts, mais il est sincère et passionné. Et si vous êtes curieux, il se commande chez l'éditeur (sur les plate-formes en ligne aussi, mais c'est moins bien). Cliquez sur l"image et hop !

Sergio Corbucci

10/01/2021

Chapeau !

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Marilyn éternelle, photographiée par Carl Perutz en 1958, DR.

01/01/2021

Voeux !

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17:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : inisfree |  del.icio.us |  Facebook | |  Imprimer | |

27/11/2020

Daria Nicolodi 1950 - 2020

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Dans le final de Tenebre (Ténèbres, 1982) de Dario Argento. Photographie DR.

18/11/2020

Sentiers sauvages

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Affiche italienne pour The Searchers (La Prisonnière du désert, 1956) de John Ford. Joli travail de l'affichiste Luigi Martinati. DR.

16/11/2020

Hommage à Michel Piccoli (conférence en ligne)

Conférence en ligne réalisée pour le premier confinement, qui donne une désagréable impression de déjà-vu, consacrée à Michel Piccoli, histoire de rendre hommage à ce grand comédien. C'était en direct pour Cannes Université.

14/11/2020

Zoom Arrière n° 4 : le cinéma muet français

Après De Palma, Moretti et Oshima, le collectif de cinéphiles (il en reste !) Zoom Arrière, dont j'ai l'honneur et le plaisir de faire partie, propose son quatrième ouvrage pour meubler les heures de reconfinement. Cette fois nous nous sommes attaqués à une période, celle du cinéma muet français. L'équipe s'est étoffée de nouvelles plumes brillantes, le livre aussi, des frères Lumière à Louis Feuillade, d'Alice Guy (mais non elle n'est pas oubliée !) à Alfred Machin, de Germaine Dulac à René Clair, en passant par Méliès et Jean Epstein, 312 pages présentées ainsi :

Chronologiquement sont abordées les œuvres de 78 cinéastes de cette époque, à travers l'évocation de plus de 250 films. 16 contributrices et contributeurs (parmi lesquels 5 nouvelles signatures !) se succèdent pour dresser le panorama le plus large possible des 35 premières années d'un art vivant, privé de son mais éloquent. Des pionniers aux diverses avant-gardes, des réalisateurs vedettes aux artisans méconnus, des films d'art aux films clandestins, des burlesques aux serials, le continent s'avère immense, riche de sa diversité, pourvoyeur de découvertes et toujours sujet aux confrontations de points de vue.

L'ouvrage se commande via le site Zoom Arrière en cliquant simplement sur l'image ci-dessous.

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12/11/2020

L'acteur qui était un roi

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Sean Connery (1930-2020)

The Man Who Woul Be King (L'Homme qui voulut être roi, 1976) de John Huston. Photographie DR.

10/11/2020

Passage d'un train en gare de Bushey

Confinement, le retour... Et retour des programmations de films rares sur Henri, la plate-forme de la Cinémathèque Française. Jusqu'au 18 novembre, vous pourrez découvrir des films étonnants tournés avec le procédé Biograph en 68 mm utilisant une caméra Mutagraph et un projecteur Mutoscope. Mis au point par William K. L. Dickson, Elias Bernard Koopman et Hermann Casler, qui fondèrent la société du même nom (que D.W. Griffith rejoignit en 1908), ce système donne une image remarquablement claire et stable, comme plus tard les films en 70 mm. Son format atypique entraina sa disparition, mais les films qui sont restés composent un portrait émouvant de l'Europe au tournant du siècle. Vous pouvez le découvrir dans cette compilation issue des collections du Eye Filmmuseum hollandais et du British Film Institute anglais. Il s'ouvre par un travelling excitant sur un train traversant la gare de Bushey dans le Hertfordshire, à peine vitesse, toute vapeur dehors. Puisque l'on ne peut pas voyager, partons dans le temps. (cliquez sur l'image).

Screenshot_2020-11-10 The Brilliant Biograph (Auteurs divers, 1897-1902) à voir en ligne sur HENRI, la plateforme de nos co[...].png

16/10/2020

Capitaine, ô mon capitaine

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Toujours très classe, la belle Marlène, dans Seven Sinners (La Maison des sept péchés, 1940) signé Tay Garnett, où elle porte l’uniforme avec désinvolture dans le rôle de Bijou, aux côtés de John Wayne. Photographie Universal.

14/10/2020

Cinéma Japonais (conférence en ligne)

Suite de cette série de conférences en lignes données pour Cannes Université lors du confinement. Celle-ci était consacrée aux cinéastes japonais en colère des années soixante, Nagisa Oshima, Shohei Imamura, Seijun Suzuki et Kōji Wakamatsu. C'était la première ! 

23/09/2020

Les joies du bain: noeud mauve

La belle Jacqueline Bisset rêveuse malgré les attentions de George Segal dans Who Is Killing the Great Chefs of Europe ? (La Grande Cuisine, 1978), une comédie de Ted Kotcheff. Photographie DR, source IMBD.

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21/09/2020

Mrs. Peel, you'll be missed

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Diana Rigg dans un de ses fameux "emmapeelers"

Photographie Bettman - Vanity fair

17/09/2020

Fantômes et Cinéma (conférence en ligne)

Durant le confinement, j'ai eu l'occasion de m'essayer à la vidéo-conférence en direct pour Cannes Université. Alors que je me demande s'il ne va pas falloir y revenir, je vous partage ces grands moments. Voici celle que j'ai consacrée aux fantômes de cinéma, petit historique et discours de la méthode. 

 

25/08/2020

Paris a la fièvre

Belle version de la chanson Paris en colère, sur la musique de Maurice Jarre composée pour le film de René Clément, Paris brûle-t-il ? (1966). Melinda Million prend la suite de Mireille Mathieu et c'est une interprétation du City of Prague Philharmonic Orchestra et chœurs sous la direction de Nic Raine enregistrée en 2016.

28/07/2020

Marqué au fer

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21/06/2020

Truffaut parle

Superbe document issu des archives de la RTS, un long entretient avec Christian Defaye pour l'émission Spécial Cinéma du 10 décembre 1975.

16/06/2020

Souvenirs

"Je sais aujourd'hui que le souvenir des films compte au moins autant que les films eux-mêmes, puisque notre relation avec eux est de l'ordre de l'intime. Ils nous regardent, comme nous les regardons. Ils nous prennent par la main et nous consolent, nous accompagnent comme nous les accompagnons. Ils grandissent ou s'éloignent. Mais ils nous appartiennent, ils font partie de notre vie."

Michel Boujut, Le Jour où Gary Cooper est mort (Rivages)

22/05/2020

Zoom Arrière n°3 : Nagisa Ōshima

Le troisième volume des ouvrages de l'équipe de Zoom Arrière vient de paraitre. Il est consacré au cinéaste japonais Nagisa Ōshima, figure de proue de la "Nouvelle vague japonaise" de la fin des années cinquante. Si ce mouvement était informel, il n'en a pas moins été puissant et passionnant, bousculant le cinéma de son temps et ayant une influence bien au-delà des frontières du Japon. Ōshima, c'est bien sûr Ai no korīda (L'Empire des sens, 1976) et Furyo (1983), mais c'est surtout une œuvre complexe et novatrice de 23 longs métrages, de courts métrages et de documentaires qui ont marqué leur temps. Nous vous proposons de la parcourir au long de cet ouvrage de 120 pages et 47 textes écrits par 7 membres de l'équipe. L'ouvrage se commande en ligne (cliquez sur la couverture ci-dessous), ou pour les personnes sur Nice et les environs, à la librairie Les Ateliers Illustrés (9 Rue Emmanuel Philibert, 06300 Nice) à partir de la fin de la semaine prochaine. Bonne lecture !

nagisa Ōshima

20/05/2020

Au bord du lac

Le Genou de Claire (1970) d'Éric Rohmer

Le film étant diffusé jusqu'en octobre sur la plate forme d'ARTE, l'occasion est bonne de ressortir ce texte écrit pour le défunt site Kinok à l'occasion d'une édition DVD. C'est aussi l'occasion de signaler l'ensemble des articles de l'équipe de Zoom arrière consacré au cinéaste : R comme Rohmer.

Le Genou de Claire c'est d'abord la belle barbe de Jean-Claude Brialy dans le rôle de Jérôme qui me fait toujours irrésistiblement penser à celle que portait mon père dans les années 70. Ce sont les chaussettes blanches de collégienne que porte Béatrice Romand quand elle entre dans le cinéma de Rohmer. C'est la blondeur de Fabrice Lucchini au début de sa carrière, qui fait lui aussi sa première apparition chez le maître. C'est le teint pain d'épice et les courbes délicates de Laurence de Monaghan au genou tentateur et si parfait. C'est l'accent roumain de Aurora Cornu, sa démarche posée et ses mains délicates.

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Le Genou de Claire est l'une des plus éclatantes réussites d'Eric Rohmer. Il suit immédiatement Ma nuit chez Maud et peu se voir comme un contre-pied. A la neige de Clermont-Ferrand, au noir et blanc de Nestor Almendros, aux dialogues en profondeur sur la foi, Pascal et l'amour, au visage un rien sévère de Jean-Louis Trintignant, se substituent le soleil d'été sur le lac d'Annecy, les cerisiers sous la brise, les couleurs de montagne du même chef opérateur, un marivaudage (le terme est particulièrement bien adapté ici) brillant et la décontraction barbue de Jean Claude Brialy. Le film a la grâce et la légèreté des jeunes filles en fleur. Le rose est sa couleur, comme celle de ses intertitres.

Le film est en quelque sorte l'aboutissement d'une certaine manière d'Eric Rohmer. Le patient polissage d'une forme mise au service de son amour pour la beauté des jeunes filles, l'art, les mots, et les livres. Cette forme est celle du cinéma classique et je souscris à ceux qui le rattachent au cinéma de Griffith. Format « carré » venu de la peinture, grande précision des compositions organisées en fonction de la lumière naturelle, des lignes de force du paysage et du déplacement des personnages, les images de Rohmer respirent l'harmonie. La caméra se déplace peu, uniquement pour accompagner un couple marchant sous les frondaisons, souligner l'arrivée de Laura ou s'approcher doucement du couple, Claire et Gilles, juché sur l'échelle, mangeant des cerises et attirant sans le vouloir le regard et les sentiments contradictoires de Jérôme. Et puis pas de musique.

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Ce dispositif ne rend en rien le film aride. Tout son mouvement interne, le jeu du jeu des sentiments, est vif et prenant. Rien d'ennuyeux non plus. Rohmer est bavard, mais à la manière de Howard Hawks. « Vous trouvez que je parle trop ? ». Très peu de champ-contrechamp monotones mais plutôt une série de portraits qui se répondent comme lors des très belles scènes entre Jérôme et Aurora où le temps des plans fait naître le sentiment de la complicité, ou lors de la ballade en montagne de Jérôme et Laura. Voici donc comment Rohmer nous fait pénétrer son petit monde.

Chez lui, on a des préoccupations élevées (ce qui n'empêche pas la mesquinerie de certains). On y parle donc littérature, beauté, art et amour en abondance. Chez Rohmer, on vit dans de belles maisons qui portent une longue histoire, avec de beaux jardins même s'ils sont négligés, et éventuellement vue sur le lac. On voyage beaucoup (Jérôme est diplomate, Laura sur le départ, Aurora citoyenne du monde) et on a des métiers sympathiques comme attaché d'ambassade ou écrivain. On a le goût des belles et bonnes choses et une relation au temps plutôt proustienne, c'est à dire que l'on a le temps de le sentir couler. La seule manifestation d'un « autre monde » sera incarnée par le gardien du camping voisin, individu vulgaire au sens premier, avec son survêtement grossier, dont l'irruption dans la délicate comédie sera l'occasion pour Jérôme de révéler l'un des aspects les moins sympathiques de sa personnalité. Il n'y a pourtant pas là de quoi s'offusquer.

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Le Genou de Claire est un film de vacances, non seulement parce que les protagonistes sont en villégiature mais parce qu'ils sont tous pris à un « entre-deux » de leur vie. Jérôme va pour se marier et liquide à sa façon celui qu'il était, faisant le point sur sa carrière de séducteur et vendant la maison familiale. Aurora est entre deux livres et s'engage dans un projet en étudiant son ami. Laura est au point de passage de l'adolescence et doit partir en Angleterre. Sa mère vient de se séparer. Finalement, Claire seule est dans une situation stable, dans son histoire bien rangée avec Gilles. A travers la leçon qu'il lui donne, non sans méchanceté, Jérôme assouvit son désir tout en ramenant la jeune fille à un entre-deux sentimental.

Ce sont peut être de ces multiples variations sur « l'entre-deux » qui font l'excitante fascination de ce film. Rohmer nous sollicite dans les jeux sentimentaux de la petite bande et nous met constamment en position de chercher à deviner qui pense quoi. Les personnages sont suffisamment denses pour se prêter à toutes les hypothèses. Après tout, Aurora cherche peut être à séduire une nouvelle fois Jérôme à travers ses défis littéraires. Et après tout, Jérôme ne joue-t'il pas le jeu en connaissance de cause ? De Jérôme et de Laura, on ne sait jamais vraiment qui est dupe de l'autre et jusqu'à quel point le séducteur n'est pas véritablement séduit. Même problème avec Claire : quelle est la part de jalousie et celle de jeu dans l'attitude de Jérôme à son égard ? Jusqu'à quel point est-il sincère quand il entre dans le détail de ses sentiments lors de ses discussions avec Aurora ? Que de questions.

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On voit que l'art de Rohmer est ici de nous donner des pistes en nous montrant tout ce qui n'est pas dit : les gestes, les regards, les attitudes, toute une matière à grande mise en scène. Par exemple, les jeux de mains entre Jérôme et Aurora, parfois plus qu'affectueux, parasitent constamment leurs dialogues posés et créent une tension sentimentale permanente. Ce double niveau rend chaque confrontation passionnante et rappelle que Rohmer, au delà d'une forme classique, était un admirateur de deux spécialistes de ce genre de cinéma du sous entendu jouissif : Alfred Hitchcock et Howard Hawks.

Il ne faudrait pas me pousser beaucoup pour que j'écrive que Le Genou de Claire avec sa mécanique parfaite est son Rio Bravo (1959) sentimental.

Photographies : captures DVD Les films du Losange