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28/07/2020

Marqué au fer

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21/06/2020

Truffaut parle

Superbe document issu des archives de la RTS, un long entretient avec Christian Defaye pour l'émission Spécial Cinéma du 10 décembre 1975.

16/06/2020

Souvenirs

"Je sais aujourd'hui que le souvenir des films compte au moins autant que les films eux-mêmes, puisque notre relation avec eux est de l'ordre de l'intime. Ils nous regardent, comme nous les regardons. Ils nous prennent par la main et nous consolent, nous accompagnent comme nous les accompagnons. Ils grandissent ou s'éloignent. Mais ils nous appartiennent, ils font partie de notre vie."

Michel Boujut, Le Jour où Gary Cooper est mort (Rivages)

22/05/2020

Zoom Arrière n°3 : Nagisa Ōshima

Le troisième volume des ouvrages de l'équipe de Zoom Arrière vient de paraitre. Il est consacré au cinéaste japonais Nagisa Ōshima, figure de proue de la "Nouvelle vague japonaise" de la fin des années cinquante. Si ce mouvement était informel, il n'en a pas moins été puissant et passionnant, bousculant le cinéma de son temps et ayant une influence bien au-delà des frontières du Japon. Ōshima, c'est bien sûr Ai no korīda (L'Empire des sens, 1976) et Furyo (1983), mais c'est surtout une œuvre complexe et novatrice de 23 longs métrages, de courts métrages et de documentaires qui ont marqué leur temps. Nous vous proposons de la parcourir au long de cet ouvrage de 120 pages et 47 textes écrits par 7 membres de l'équipe. L'ouvrage se commande en ligne (cliquez sur la couverture ci-dessous), ou pour les personnes sur Nice et les environs, à la librairie Les Ateliers Illustrés (9 Rue Emmanuel Philibert, 06300 Nice) à partir de la fin de la semaine prochaine. Bonne lecture !

nagisa Ōshima

20/05/2020

Au bord du lac

Le Genou de Claire (1970) d'Éric Rohmer

Le film étant diffusé jusqu'en octobre sur la plate forme d'ARTE, l'occasion est bonne de ressortir ce texte écrit pour le défunt site Kinok à l'occasion d'une édition DVD. C'est aussi l'occasion de signaler l'ensemble des articles de l'équipe de Zoom arrière consacré au cinéaste : R comme Rohmer.

Le Genou de Claire c'est d'abord la belle barbe de Jean-Claude Brialy dans le rôle de Jérôme qui me fait toujours irrésistiblement penser à celle que portait mon père dans les années 70. Ce sont les chaussettes blanches de collégienne que porte Béatrice Romand quand elle entre dans le cinéma de Rohmer. C'est la blondeur de Fabrice Lucchini au début de sa carrière, qui fait lui aussi sa première apparition chez le maître. C'est le teint pain d'épice et les courbes délicates de Laurence de Monaghan au genou tentateur et si parfait. C'est l'accent roumain de Aurora Cornu, sa démarche posée et ses mains délicates.

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Le Genou de Claire est l'une des plus éclatantes réussites d'Eric Rohmer. Il suit immédiatement Ma nuit chez Maud et peu se voir comme un contre-pied. A la neige de Clermont-Ferrand, au noir et blanc de Nestor Almendros, aux dialogues en profondeur sur la foi, Pascal et l'amour, au visage un rien sévère de Jean-Louis Trintignant, se substituent le soleil d'été sur le lac d'Annecy, les cerisiers sous la brise, les couleurs de montagne du même chef opérateur, un marivaudage (le terme est particulièrement bien adapté ici) brillant et la décontraction barbue de Jean Claude Brialy. Le film a la grâce et la légèreté des jeunes filles en fleur. Le rose est sa couleur, comme celle de ses intertitres.

Le film est en quelque sorte l'aboutissement d'une certaine manière d'Eric Rohmer. Le patient polissage d'une forme mise au service de son amour pour la beauté des jeunes filles, l'art, les mots, et les livres. Cette forme est celle du cinéma classique et je souscris à ceux qui le rattachent au cinéma de Griffith. Format « carré » venu de la peinture, grande précision des compositions organisées en fonction de la lumière naturelle, des lignes de force du paysage et du déplacement des personnages, les images de Rohmer respirent l'harmonie. La caméra se déplace peu, uniquement pour accompagner un couple marchant sous les frondaisons, souligner l'arrivée de Laura ou s'approcher doucement du couple, Claire et Gilles, juché sur l'échelle, mangeant des cerises et attirant sans le vouloir le regard et les sentiments contradictoires de Jérôme. Et puis pas de musique.

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Ce dispositif ne rend en rien le film aride. Tout son mouvement interne, le jeu du jeu des sentiments, est vif et prenant. Rien d'ennuyeux non plus. Rohmer est bavard, mais à la manière de Howard Hawks. « Vous trouvez que je parle trop ? ». Très peu de champ-contrechamp monotones mais plutôt une série de portraits qui se répondent comme lors des très belles scènes entre Jérôme et Aurora où le temps des plans fait naître le sentiment de la complicité, ou lors de la ballade en montagne de Jérôme et Laura. Voici donc comment Rohmer nous fait pénétrer son petit monde.

Chez lui, on a des préoccupations élevées (ce qui n'empêche pas la mesquinerie de certains). On y parle donc littérature, beauté, art et amour en abondance. Chez Rohmer, on vit dans de belles maisons qui portent une longue histoire, avec de beaux jardins même s'ils sont négligés, et éventuellement vue sur le lac. On voyage beaucoup (Jérôme est diplomate, Laura sur le départ, Aurora citoyenne du monde) et on a des métiers sympathiques comme attaché d'ambassade ou écrivain. On a le goût des belles et bonnes choses et une relation au temps plutôt proustienne, c'est à dire que l'on a le temps de le sentir couler. La seule manifestation d'un « autre monde » sera incarnée par le gardien du camping voisin, individu vulgaire au sens premier, avec son survêtement grossier, dont l'irruption dans la délicate comédie sera l'occasion pour Jérôme de révéler l'un des aspects les moins sympathiques de sa personnalité. Il n'y a pourtant pas là de quoi s'offusquer.

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Le Genou de Claire est un film de vacances, non seulement parce que les protagonistes sont en villégiature mais parce qu'ils sont tous pris à un « entre-deux » de leur vie. Jérôme va pour se marier et liquide à sa façon celui qu'il était, faisant le point sur sa carrière de séducteur et vendant la maison familiale. Aurora est entre deux livres et s'engage dans un projet en étudiant son ami. Laura est au point de passage de l'adolescence et doit partir en Angleterre. Sa mère vient de se séparer. Finalement, Claire seule est dans une situation stable, dans son histoire bien rangée avec Gilles. A travers la leçon qu'il lui donne, non sans méchanceté, Jérôme assouvit son désir tout en ramenant la jeune fille à un entre-deux sentimental.

Ce sont peut être de ces multiples variations sur « l'entre-deux » qui font l'excitante fascination de ce film. Rohmer nous sollicite dans les jeux sentimentaux de la petite bande et nous met constamment en position de chercher à deviner qui pense quoi. Les personnages sont suffisamment denses pour se prêter à toutes les hypothèses. Après tout, Aurora cherche peut être à séduire une nouvelle fois Jérôme à travers ses défis littéraires. Et après tout, Jérôme ne joue-t'il pas le jeu en connaissance de cause ? De Jérôme et de Laura, on ne sait jamais vraiment qui est dupe de l'autre et jusqu'à quel point le séducteur n'est pas véritablement séduit. Même problème avec Claire : quelle est la part de jalousie et celle de jeu dans l'attitude de Jérôme à son égard ? Jusqu'à quel point est-il sincère quand il entre dans le détail de ses sentiments lors de ses discussions avec Aurora ? Que de questions.

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On voit que l'art de Rohmer est ici de nous donner des pistes en nous montrant tout ce qui n'est pas dit : les gestes, les regards, les attitudes, toute une matière à grande mise en scène. Par exemple, les jeux de mains entre Jérôme et Aurora, parfois plus qu'affectueux, parasitent constamment leurs dialogues posés et créent une tension sentimentale permanente. Ce double niveau rend chaque confrontation passionnante et rappelle que Rohmer, au delà d'une forme classique, était un admirateur de deux spécialistes de ce genre de cinéma du sous entendu jouissif : Alfred Hitchcock et Howard Hawks.

Il ne faudrait pas me pousser beaucoup pour que j'écrive que Le Genou de Claire avec sa mécanique parfaite est son Rio Bravo (1959) sentimental.

Photographies : captures DVD Les films du Losange

15/05/2020

Réveil

13/05/2020

Jeu jour final !

Confinés, confinées, amis cinéphiles ! 17h00, c'est le moment de notre rendez-vous quotidien pour le jeu de l'atelier cinéma de Cannes Université. Dernière énigme de la dernière session. Et donc une image tirée cette fois du tournage d'un film. Notre acteur se repose entre deux prises. A vous de deviner le titre du film (en VO ou VF) et le réalisateur. 1 point pour le titre, 1 point pour l'auteur. Des indices vous seront donnés si nécessaire. L'image sera postée simultanément sur la page Facebook de Cannes Université. Bonne recherche !

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Hier, il fallait reconnaitre Groundhog Day (Un jour sans fin, 1993) de Harold Ramis.

Et le conseil du jour : nouvelle semaine de programmation sur le site de la Cinémathèque de Nice. (Cliquez ici)

11/05/2020

Jeu jour 44

Confinés, confinées, amis cinéphiles ! 17h00, c'est le moment de notre rendez-vous quotidien pour le jeu de l'atelier cinéma de Cannes Université. Une nouvelle énigme et, demain, relâche pour cause de la dernière vidéo conférence de la saison, consacrée aux fantômes au cinéma. A mercredi pour le gagnant final ! Une image tirée d'un film. A vous de deviner le titre du film (en VO ou VF) et le réalisateur. 1 point pour le titre, 1 point pour l'auteur. Des indices vous seront donnés si nécessaire. L'image sera postée simultanément sur la page Facebook de Cannes Université. Bonne recherche !

Hier, il fallait reconnaitre Cartouche (1963) de Philippe de Broca.

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Et le conseil du jour : nouvelle semaine de programmation sur le site de la Cinémathèque de Nice avec le formidable Cross Of Iron (Croix de fer, 1978) de Sam Peckinpah. (Cliquez ici)

17:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : jeu |  del.icio.us |  Facebook | |  Imprimer | |

10/05/2020

Jeu jour 43

Confinés, confinées, amis cinéphiles ! 17h00, c'est le moment de notre rendez-vous quotidien pour le jeu de l'atelier cinéma de Cannes Université. Une nouvelle énigme et un bon week-end ! Une image tirée d'un film. A vous de deviner le titre du film (en VO ou VF) et le réalisateur. 1 point pour le titre, 1 point pour l'auteur. Des indices vous seront donnés si nécessaire. L'image sera postée simultanément sur la page Facebook de Cannes Université. Bonne recherche !

Hier, il fallait reconnaitre Groundhog Day (Un jour sans fin, 1993) de Harold Ramis.

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Et le conseil du jour : ARTE propose, pour se consoler de l'annulation du festival, un "Spécial Festival de Cannes Chez vous" avec des œuvres de Milos Forman, Spike Lee ou Jim Jarmush. (Cliquez ici)

09/05/2020

Jeu jour 42

Confinés, confinées, amis cinéphiles ! 17h00, c'est le moment de notre rendez-vous quotidien pour le jeu de l'atelier cinéma de Cannes Université. Une nouvelle énigme et un bon week-end ! Une image tirée d'un film. A vous de deviner le titre du film (en VO ou VF) et le réalisateur. 1 point pour le titre, 1 point pour l'auteur. Des indices vous seront donnés si nécessaire. L'image sera postée simultanément sur la page Facebook de Cannes Université. Bonne recherche !

Hier, il fallait reconnaitre Groundhog Day (Un jour sans fin, 1993) de Harold Ramis.

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Et le conseil du jour : des courts métrages sur le site My French Film Festival, c'est gratuit jusqu'au 25 mai et il faut créer un compte. (Cliquez ici)

16:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : jeu |  del.icio.us |  Facebook | |  Imprimer | |

08/05/2020

Jeu jour 41

Confinés, confinées, amis cinéphiles ! 17h00, c'est le moment de notre rendez-vous quotidien pour le jeu de l'atelier cinéma de Cannes Université. Une nouvelle énigme et une bonne fin de semaine ! Une image tirée d'un film. A vous de deviner le titre du film (en VO ou VF) et le réalisateur. 1 point pour le titre, 1 point pour l'auteur. Des indices vous seront donnés si nécessaire. L'image sera postée simultanément sur la page Facebook de Cannes Université. Bonne recherche !

Hier, il fallait reconnaitre Rear Window (Fenêtre sur cour, 1954) d'Alfred Hitchcock.

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Et le conseil du jour : MK2 Curiosity propose chaque semaine des films et des courts métrages avec Truffaut, Grémillon et Popeye. (Cliquez ici)

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07/05/2020

Jeu jour 40

Confinés, confinées, amis cinéphiles ! 17h00, c'est le moment de notre rendez-vous quotidien pour le jeu de l'atelier cinéma de Cannes Université. Une nouvelle énigme et une nouvelle session qui sera aussi la dernière de ce jeu. Merci à toutes celles et tous ceux qui ont participé. Pour cette dernière manche, plus de lien avec les cours de Cannes Université, ici un emprunt à une amie qui fait des jeux aussi. J'espère que ce ne sera pas plus difficile. Une image tirée d'un film. A vous de deviner le titre du film (en VO ou VF) et le réalisateur. 1 point pour le titre, 1 point pour l'auteur. Des indices vous seront donnés si nécessaire. L'image sera postée simultanément sur la page Facebook de Cannes Université. Bonne recherche !

Hier, il fallait reconnaitre La Ricotta (1963) de Pier Paolo Pasolini.

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Et le conseil du jour : passez donc faire un tour chez Les Nuits du chasseur de films, il y a des jeux toute l'année (Cliquez ici)

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06/05/2020

Jeu jour 39

Confinés, confinées, amis cinéphiles ! 17h00, c'est le moment de notre rendez-vous quotidien pour le jeu de l'atelier cinéma de Cannes Université. Une nouvelle énigme et, ce soir fin de la session avec un nouveau vainqueur ! Une image tirée d'un film. A vous de deviner le titre du film (en VO ou VF) et le réalisateur. 1 point pour le titre, 1 point pour l'auteur. Des indices vous seront donnés si nécessaire. Tous les films choisis ont été étudiés lors des séances de l'atelier cinéma. L'image sera postée simultanément sur la page Facebook de Cannes Université. Bonne recherche !

Hier, il fallait reconnaitre Ready Player One (2018) de Steven Spielberg.

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Et le conseil du jour : L'univers du cinéaste Bruno Podalydès sur sa chaine Youtube, Podarama (Cliquez ici)

17:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : jeu |  del.icio.us |  Facebook | |  Imprimer | |

04/05/2020

Jeu jour 38

Confinés, confinées, amis cinéphiles ! 17h00, c'est le moment de notre rendez-vous quotidien pour le jeu de l'atelier cinéma de Cannes Université. Une nouvelle énigme et, demain, relâche pour cause de vidéo conférence sur Bruno Podalydès. A mercredi ! Une image tirée d'un film. A vous de deviner le titre du film (en VO ou VF) et le réalisateur. 1 point pour le titre, 1 point pour l'auteur. Des indices vous seront donnés si nécessaire. Tous les films choisis ont été étudiés lors des séances de l'atelier cinéma. L'image sera postée simultanément sur la page Facebook de Cannes Université. Bonne recherche !

Hier, il fallait reconnaitre Le Masque d'or (The Mask of Fu Manchu, 1932) de Charles Brabin.

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Et le conseil du jour : nouvelle semaine de programmation sur le site de la Cinémathèque de Nice. (Cliquez ici)

03/05/2020

Jeu jour 37

Confinés, confinées, amis cinéphiles ! 17h00, c'est le moment de notre rendez-vous quotidien pour le jeu de l'atelier cinéma de Cannes Université. Une nouvelle énigme et un bon dilmanche ! Une image tirée d'un film. A vous de deviner le titre du film (en VO ou VF) et le réalisateur. 1 point pour le titre, 1 point pour l'auteur. Des indices vous seront donnés si nécessaire. Tous les films choisis ont été étudiés lors des séances de l'atelier cinéma. L'image sera postée simultanément sur la page Facebook de Cannes Université. Bonne recherche !

Hier, il fallait reconnaitre Baisers volés (1968) de François Truffaut.

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Et le conseil du jour : sortie virtuelle depuis le 29 avril du documentaire Thomas Sankara n'est pas mort, réalisé par Lucie Viver sur l'héritage du président du Burkina Faso, assassiné en 1987. (Cliquez ici)

02/05/2020

Jeu jour 36

Confinés, confinées, amis cinéphiles ! 17h00, c'est le moment de notre rendez-vous quotidien pour le jeu de l'atelier cinéma de Cannes Université. Une nouvelle énigme et un bon week-end ! Une image tirée d'un film. A vous de deviner le titre du film (en VO ou VF) et le réalisateur. 1 point pour le titre, 1 point pour l'auteur. Des indices vous seront donnés si nécessaire. Tous les films choisis ont été étudiés lors des séances de l'atelier cinéma. L'image sera postée simultanément sur la page Facebook de Cannes Université. Bonne recherche !

Hier, il fallait reconnaitre Django (1966) de Sergio Corbucci.

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Et le conseil du jour : découvrez l'univers de Florence Miailhe, grande réalisatrice de films d'animation  (Cliquez ici)

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Tu peux pas test

The Big Doll House (1971), un film de Jack Hill.

S'il était besoin de démontrer l'inanité du test dit de Bechdel, le film de Jack Hill, The Big Doll House (1971) serait tout à fait adapté. C'est en tout cas ce que je me suis dit après l'avoir vu, un sourire narquois aux lèvres. Mais qu'est-ce que ce fichu test ? C'est une idée de l'auteure de bandes dessinées Alison Bechdel et de son amie Liz Wallace qui, se désolant de la place des personnages féminins dans les films, ont mis au point ce test en trois questions :

  • Y a-t-il au moins deux personnages féminins portant des noms ?
  • Ces deux femmes se parlent-elles ?
  • Leur conversation porte-t-elle sur un sujet autre qu’un personnage masculin ?

jack hill

Répète après moi les trois questions !

A partir de là, on est censé mesurer le sexisme d'un film, un peu comme on fait des tests qualité pour mesurer l'adéquation des boulons ou des pastilles de menthe dans l'industrie. Que cette idée ait pu germer dans des cerveaux américains ne surprendra personne. Cette histoire de test, cela m'a fait penser à la méthode du professeur Evans Pritchard dans Dead Poets Society (Le Cercle des poètes disparus, 1989) de Peter Weir, un système de graphe censé mesurer la qualité d'un poème. Ces pages mêmes que le professeur joué par Robin Williams fait déchirer à ses élèves d'un geste libérateur. Autant je peux comprendre que l'on s'irrite de la manière dont sont représenté (ou non représenté) tel ou telle partie de l'humanité, ou tel événement, autant je trouve aussi grotesque qu'inutile de vouloir appliquer ce genre de grille de lecture à une œuvre de l'esprit. C'est le même principe qui faisait voir au maccarthysme des rouges partout ou à la critique de gauche des années 60/70 des fascistes dans le moindre film qui n'était pas révolutionnaire. Que l'on utilise des outils venus de l'industrie pour parler d'art (même très mineur, ce qui est le cas du film de Hill) me semble significatif et désolant. Quand une œuvre déplaît, et les motifs peuvent en être légitimes, on peut s'abstenir ou en faire la critique. Et quand une œuvre plaît, on se la passe entre gens de goût, c'est à dire de goûts proches, ou du moins ouverts d'esprit. Moi, j'aime les films de John Ford et je déteste ceux de Michael Haneke. Je ne vois pas au nom de quel masochisme je continuerais à voir les seconds quand je peux me repaître des premiers. Et si j'ai déjà expliqué le pourquoi du comment, je ne me vois pas créer un « test de Haneke » que je ferais subir à mes visionnages. On me dira que derrière ces problèmes de représentation, il y a des questions politiques d'égalité. Je répondrais que oui, mais ce n'est pas une raison. Le combat politique est une chose, la création artistique en est une autre, voilà pour eux !

jack hill

Viens un peu là qu'on te teste !

Ce qui nous ramène à notre The Big Doll House. Voilà un film produit par une femme, Jane Schaffer, pour la New World Picture de Roger Corman, qui devait être réalisé par une femme, Stephanie Rothman, qui déclina la proposition par manque d'enthousiasme pour le projet, avec une distribution essentiellement féminine. Il y a des héroïnes et des méchantes et des figurantes, et juste trois types perdus là-dedans, un mollasson et deux idiots. Si l'on applique les critères du test, il y a bien plusieurs femmes portant des noms, elles se parlent entre elles et elles ne parlent pas (ou peu) d'hommes. C'est normal car nous sommes dans un film de femmes en prison, ou WIP (pour Women In Prison), et donc leur principal sujet de conversation, c'est l'évasion. Mais vous aurez deviné à ce stade que, bien que The Big Doll House passe haut la main le test, c'est un pur film d'exploitation jouant sans aucun complexe à titiller les bas instincts des spectateurs, les mâles en particulier. C'est même l'un des films matrice du genre. L'action se déroule dans un pays exotique ou de jeunes et jolies jeunes femmes sont emprisonnées et doivent subir les pires avanies, de la part des gardiennes comme de leurs co-détenues. Elles portent de seyantes tenues dévoilant leur belles jambes, parfois un peu plus. Elles sont maquillées et coiffées avec soin. Elles sont américaines dans un bagne des Philippines, comme les hauts responsables sont occidentaux. Aux autochtones la figuration intelligente. Le genre requiert ses scènes obligatoires et Jack Hill coche toutes les cases : scène de douche, bagarre dans la boue, tortures imaginatives à forte connotation sexuelle, rapports lesbiens, morts cruelles, évasion, élimination des méchantes et fin ouverte.

Tout ceci est bien réjouissant pour peu que l'on ait le sens du second degré et puis Jack Hill fait preuve à la fois de métier et de retenue. S'il est dommage qu'il ne retrouve pas l'inventivité délirante de son Spider Baby (1968), il sait donner du rythme à ses aventures carcérales, faire gentiment monter la tension lors des scènes de torture par les cadres et le montage, jouant le suspense plutôt que l'effet graphique, et conserve l'équilibre entre les principales protagonistes. Parmi elles, crevant déjà l'écran, Pam Grier fait ses vrais débuts et chante Long Time Woman sur le générique d'ouverture, chanson que reprendra l'admiratif Quentin Tarantino dans Jackie Brown (1997). A ses côtés, Judith Brown, qui a tué son mari violent, Pat Woodel qui joue une détenue politique (!) habile à la mitraillette, et l’émouvante Brooke Mills en junkie. Voilà de quoi méditer sur les films où les femmes avec des noms parlent entre elles de se faire la malle. Et vous pouvez essayer les tests de la lampe sexy, de Mako Mori ou celui de Furiosa, ça marche aussi.

jack hill

Gratte moi le dos et je t'explique la lampe sexy...

Photographies © New World Pictures

01/05/2020

Jeu jour 35

Confinés, confinées, amis cinéphiles ! 17h00, c'est le moment de notre rendez-vous quotidien pour le jeu de l'atelier cinéma de Cannes Université. Une nouvelle énigme à l'odeur du muguet ! Une image tirée d'un film. A vous de deviner le titre du film (en VO ou VF) et le réalisateur. 1 point pour le titre, 1 point pour l'auteur. Des indices vous seront donnés si nécessaire. Tous les films choisis ont été étudiés lors des séances de l'atelier cinéma. L'image sera postée simultanément sur la page Facebook de Cannes Université. Bonne recherche !

Hier, il fallait reconnaitre Still Walking (2008) de Hirokazu Kore-eda.

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Et le conseil du jour : sortie virtuelle depuis le 29 avril du documentaire Thomas Sankara n'est pas mort, réalisé par Lucie Viver sur l'héritage du président du Burkina Faso, assassiné en 1987. (Cliquez ici)

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30/04/2020

Jeu jour 34

Confinés, confinées, amis cinéphiles ! 17h00, c'est le moment de notre rendez-vous quotidien pour le jeu de l'atelier cinéma de Cannes Université. Une nouvelle énigme et une nouvelle session ! Une image tirée d'un film. A vous de deviner le titre du film (en VO ou VF) et le réalisateur. 1 point pour le titre, 1 point pour l'auteur. Des indices vous seront donnés si nécessaire. Tous les films choisis ont été étudiés lors des séances de l'atelier cinéma. L'image sera postée simultanément sur la page Facebook de Cannes Université. Bonne recherche !

Hier, il fallait reconnaitre La Souriante madame Beudet (1923) de Germaine Dulac.

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Et le conseil du jour : le cinéma virtuel de Lincoln Film Center, des version originales avec sous titres anglais (Cliquez ici)

29/04/2020

Jeu jour 33

Confinés, confinées, amis cinéphiles ! 17h00, c'est le moment de notre rendez-vous quotidien pour le jeu de l'atelier cinéma de Cannes Université. 33e jour et fin de cette nouvelle manche ! Une image tirée d'un film. A vous de deviner le titre du film (en VO ou VF) et le réalisateur. 1 point pour le titre, 1 point pour l'auteur. Des indices vous seront donnés si nécessaire. Tous les films choisis ont été étudiés lors des séances de l'atelier cinéma. L'image sera postée simultanément sur la page Facebook de Cannes Université. Bonne recherche !

Hier, il fallait reconnaitre Moolaadé (2004) de Ousmane Sembene.

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Et le conseil du jour, le festival Visions du Réel est en ligne (Cliquez ici).

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