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31/03/2021

Hôtel Mimosa

En juin dernier, j'ai été sollicité par Jérôme Momcilovic pour participer à un sujet autour de La Baie des anges (1962) de Jacques Demy. le résultat, Les Anges niçois de Jacques Demy, diffusé sur EARTE, est disponible jusqu'en février 2023. Intervient aussi le spécialiste du cinéma sur la Côte d'Azur, René Prédal. Lors du tournage, nous avons eu le coup de chance de tomber sur l'endroit qui a servi à créer l'hôtel Mimosa du film. Jusqu'ici, nous étions nombreux à penser qu'il s'agissait du palais Lascaris (où certaines scènes ont bien été tournées, en particulier celles de la chambre et du balcon).


25/03/2021

Tavernier, une chanson

J'espère que personne ne s'offusquera de ce titre pour le texte qui suit et qui entend rendre un hommage sincère à Bertrand Tavernier disparu ce 25 mars. C'est le souvenir de celui d'une critique, celle de Un dimanche à la campagne si ma mémoire est bonne, et qui me semble bien correspondre à une certaine image que Tavernier réalisateur pouvait avoir. Celle d'un cinéaste populaire que l'on ne ménageait pas toujours, à qui l'on a reproché une forme classique un peu vite taxée académisme. Ce titre m'avait déplu à l'époque, moi qui aimait ses films depuis que je les connaissais, moi qui ne les trouvait pas académiques et qui apprécie le classicisme au cinéma, autre manière de parler d'élégance et de sincérité. Mais ça m'est resté, c'est étrange mais c'est comme ça. Les films de Tavernier me semblent pourtant très divers, prenant des risques, cherchant des formes qui s'adaptent à leur fond, populaires souvent mais audacieux quand il le faut. Récemment encore je m'étais demandé comment il pourrait rendre le style et le mouvement du dessinateur Christophe Blain pour l’adaptation de la bande dessinée Quai d'Orsay. Et bien, il a trouvé, par le montage, par la manière de diriger Thierry Lhermitte, des solutions étonnantes pour un film qui ne l'est pas moins. Ce n'est pas quelque chose qu'il mettait en avant. Le récit et les personnages passaient avant, comme son humanisme viscéral qui éclatait dans les dynamiques de L627 (1992) ou Ça commence aujourd'hui (1999), sa sensibilité dans Une semaine de vacances (1980) avec une Nathalie Baye exceptionnelle ou Autour de minuit (1986), beau et nocturne comme un solo de Dexter Gordon, son humour mordant dans Le Juge et l'assassin (1976), ou Coup de torchon (1981), sa manière de se confronter à la violence dans L'Appât (1995). Classique, oui, dans son refus du second degré, du moralisme ou d'une distance avec des personnages qu'il voulait de chair et de sentiments. « Il n'y a pas d'arabes, il n'y a que des dealers » dit le policier de L627, une phrase qui m'est restée et qui semble bien résumer le cinéma de Tavernier. Une franchise du regard. Une morale de l'action.

bertrand tavernier

Tournage de Coup de Torchon, avec Philippe Noiret. Films de la tour / Little Bear

Les souvenirs se bousculent. Je suis reconnaissant à Tavernier de tout ce qu'il m'a apporté à travers ses films. Le portrait de l'enseignante dans Une semaine de vacances, découvert à une époque où j'étais encore au lycée. Le moyen-âge lyrique et réaliste de La Passion Béatrice (1989) avec la révélation de Julie Delpy. Le Jazz avec Autour de minuit dont j'ai usé le disque de la bande originale et qui, avec le Bird (1988) d'Eastwood, est à l'origine de mon goût pour cette musique. Les visions originales et décalées de la Régence, de la colonisation, du cinéma sous l'occupation dans le formidable Laisser Passer (2002), ses portraits de Lyon, moi qui suis si parisien...

Tavernier était un conteur qui se délectait de ses récits, et c'était un passeur. C'est aussi le critique et le cinéphile que je regrette aujourd’hui. Comme Claude-Jean Philippe et Patrick Brion, il a contribué à construire ma cinéphilie par de nombreuses découvertes. Si je n'étais pas toujours d'accord avec ce qu'il écrivait ou disait (ce qui est bien normal), j'adorais sa manière éclectique d'aborder l'histoire du cinéma, de s'enthousiasmer pour un western ou un peplum italien. C'était un insatiable curieux qui avait connu John Huston, Stanley Kubrick, Riccardo Freda et Raoul Walsh. Et John Ford. Bon sang, cet homme avait connu John Ford et avait écrit de bien belles chose sur lui : « Peut-être s'est-il rendu compte que son oeuvre demeurait inébranlable, comme ces rochers de Monument Valley, qu'elle n'avait jamais changé et ne changerait sans doute jamais, mais que tout, autour d'elle, disparaissait, s'effondrait ou se transformait, et qu'il ne restait plus que quelques rochers immenses, perdus au milieu d'un immense désert. »*. Sa dernière œuvre, son ultime voyage, s'est effectué à travers le cinéma français et cela avait été un enchantement (qui m'a incité, entre autres, à revenir à Jacques Becker). Tavernier embrassait avec simplicité, avec une passion tranquille mais vibrante, une histoire dont il fait lui aussi partie.

*« La Chevauchée de Sganarelle », Amis américains (Institut Lumière/Actes Sud, 2008)

15/02/2021

La belle et la bête

Jean Harlow

Jean Harlow posant sur une peau ours, photographiée par George Hurrell en 1934. DR.

11/02/2021

Hommage

Saluons Jean-Claude carrière, fameux scénariste mais aussi metteur en scène, ici d'un court métrage intitulé La Pince à ongles (1969) avec Michael Lonsdale. 


10/02/2021

Un homme d'action

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Sam Peckinpah sur le tournage de The Wild Bunch (La Horde sauvage, 1969), photographie Bernie Abramson (Source Variety)

03/02/2021

"L'expérience commune des arts"

Ce n'est pas que l'on désespère mais on commence à trouver le temps long loin des salles de cinéma. Chacun l'exprime à sa manière mais voici quelqu'un qui le fait de manière émouvante et forte, Steven Spielberg pour la revue Esquire. Texte en anglais avec ma traduction maison :

« In the current health crisis, where movie theatres are shuttered or attendance is drastically limited because of the global pandemic, I still have hope bordering on certainty that when it’s safe, audiences will go back to the movies. I’ve always devoted myself to our movie-going community — movie-going, as in leaving our homes to go to a theatre, and community, meaning a feeling of fellowship with others who have left their homes and are seated with us. In a movie theatre, you watch movies with the significant others in your life, but also in the company of strangers. That’s the magic we experience when we go out to see a movie or a play or a concert or a comedy act. We don’t know who all these people are sitting around us, but when the experience makes us laugh or cry or cheer or contemplate, and then when the lights come up and we leave our seats, the people with whom we head out into the real world don’t feel like complete strangers anymore. We’ve become a community, alike in heart and spirit, or at any rate alike in having shared for a couple of hours a powerful experience. That brief interval in a theatre doesn’t erase the many things that divide us: race or class or belief or gender or politics. But our country and our world feel less divided, less fractured, after a congregation of strangers have laughed, cried, jumped out their seats together, all at the same time. Art asks us to be aware of the particular and the universal, both at once. And that’s why, of all the things that have the potential to unite us, none is more powerful than the communal experience of the arts. »

« Dans la crise sanitaire actuelle, où les salles de cinéma sont fermées ou la fréquentation est considérablement limitée en raison de la pandémie mondiale, j’ai encore un espoir proche de la certitude que, lorsque ce sera sûr, le public reviendra au cinéma. Je me suis toujours consacré à notre communauté de gens qui vont au cinéma - aller au cinéma, dans le sens de quitter nos maisons pour aller en salle ; et communauté, dans le sens d'un sentiment de camaraderie avec d’autres qui ont quitté leurs maisons et sont assis avec nous. Dans une salle de cinéma, vous regardez des films avec les personnes importantes de votre vie, mais aussi en compagnie d'étrangers. C’est la magie que nous vivons lorsque nous sortons pour voir un film, une pièce de théâtre, un concert ou un spectacle. Nous ne savons pas qui sont tous ces gens assis autour de nous, mais lorsque l'expérience nous fait rire, pleurer, applaudir ou contempler, et puis quand les lumières s'allument et que nous quittons nos sièges, les personnes avec lesquelles nous nous dirigeons vers le le monde réel ne sont plus désormais de parfaits étrangers. Nous sommes devenus une communauté de cœur et d’esprit, ou du moins semblables d'avoir partagé pendant quelques heures une expérience puissante. Ce bref intervalle dans une salle n’efface pas les nombreuses choses qui nous divisent: la race ou la classe ou la croyance ou le sexe ou la politique. Mais notre pays et notre monde se sentent moins divisés, moins fracturés, après qu'une assemblée d'étrangers a ri, pleuré, sauté de leurs sièges ensemble, tous au même moment. L'art nous demande d'être conscients du particulier et de l'universel, à la fois. Et c’est pourquoi, de toutes les choses qui ont le potentiel de nous unir, aucune n’est plus puissante que l’expérience commune des arts. »

 

30/01/2021

Cruelle beauté

Bertrand Blier, cruelle beauté (2020), un livre de Vincent Roussel (Marest éditions)

Pour les gens de ma génération, Bertrand Blier, c'est un cinéaste qui compte. Ou plutôt qui a compté et dont on s'est rendu compte, un jour, qu'il avait presque disparu, comme quelqu'un que l'on aurait perdu de vue dans la foule sans vraiment s'en rendre compte et qui, d'un coup, manque. J'imagine que c'est une réflexion de ce genre qui a motivé Vincent Roussel, alias le Bon Dr Orlof* sur la toile, pour son livre Bertrand Blier, cruelle beauté (Marest éditions, 2020), consacré au cinéaste de... des... Là, à chacun de compléter avec le titre du film qui l'a fait entrer dans l'univers de Blier, pour en jouir sans entraves ou pour en ressortir avec indignation. Car ce qui a longtemps fait la force de son cinéma, c'est de ne pas laisser indifférent. « Clivant » écrirait-on aujourd'hui et, c'est quand il cesse de l'être, par l'un de ces mouvements complexes qui mêlent qualité d'inspiration, relation au public, évolution des goûts et des mœurs, terrible travail du temps, que l'on perd Bertrand Blier. Le premier mérite de l'ouvrage est de nous le faire retrouver, raviver nos souvenirs et, par une approche chronologique, restituer les grands mouvements de la carrière du cinéaste. Il y a le fils de l'acteur célèbre qui démarre en douceur et se fait un prénom. Il y a le Blier des années soixante-dix et de Les Valseuses (1974) avec ses deux héros, voyous libertaires, qui saisi quelque chose de l'époque, lance Gérard Depardieu et Patrick Dewaere, la mode des titres en « euse » et un ton, un style provoquant et joyeux, comme un violent courant d'air frais dans la France coincée entre Pompidou et Giscard. Il y a le Blier des années quatre-vingt qui attire les foules, fait tourner les plus grandes vedettes (Delon, Baye, Coluche, Huppert, Serrault, Balasko, Blanc, Miou-Miou, Depardieu toujours), est primé à Cannes ou aux Césars, sans renoncer à ses recherches formelles, à ses récits gigognes où flotte l'influence de Luis Buñuel, ni à au mordant de son inspiration. Il y a le Blier des années quatre-vingt dix qui perd le contact petit à petit, malgré ses tentatives de rester en phase avec son temps, par ses thèmes (le sida, les banlieues) et le travail avec une nouvelle génération de comédiens, dont sa muse Anouk Grimberg. Enfin, il y a le Blier du XXIe siècle qui se fait rare, que le public boude et que la critique pilonne. Je schématise, mais Vincent Roussel aborde dans le détail ces différentes phases, s'appuyant entre autres sur la réception critique, qui prend avec le recul une certaine saveur (Jean Domarchi qui traite Les Valseuses de « film authentiquement nazi »!). Il porte lui-même une vision lucide sur l’œuvre et s'il défend Les Côtelettes, si mal accueillit, il pointe les défaut d'autres films, comme le typage sociologique un peu lourd de Un, deux, trois, soleil (1993). Pour être complet, Vincent Roussel aborde les écrits de Blier ainsi que ses expériences théâtrales.

vincent roussel,bertrand blier

Autre point fort, le livre dégage d’entrée les thématiques du cinéaste (le rapport de l’individu au collectif, la figure du père) ainsi que ses figures de style, présentes dès ses premiers essais, le documentaire Hitler, connaît pas (1963) ou Si j'étais un espion (1967). La plus riche de ces constantes, c'est ce que l'auteur appelle « le cauchemar français ». C'est un fil rouge qui parcourt toute l’œuvre de Blier qui n'a cessé de réserver ses piques les plus acérées à la bourgeoisie (au sens marxiste de la chose) et aux beaufs (au sens de Cabu). Ses films dessinent le portrait d'une France anxiogène que ses héros, souvent pitoyables, ne cessent de tenter de fuir. Les banlieues de Les Valseuses ou Un, deux, trois, soleil, les grand ensembles modernes de Buffet froid (1979), les pavillons de Notre histoire (1984) et Tenue de soirée (1986), sont autant de décors hostiles, peuplés de personnages inquiétants, que la mise en scène de Blier fait tirer vers le fantastique. L'étude chronologique fait émerger ces thèmes et en montre la constante, tandis que les derniers chapitres, par une lecture transversale, en font la brillante synthèse.

Enfin, Vincent Roussel ne manque pas de proposer une lecture contemporaine du cinéma de Blier. « J'ai le sentiment que le cinéma de Blier a quelque chose à dire sur notre époque », est-il écrit en exergue. Certes, mais quoi ? Combien de fois avons nous lu aujourd'hui que l'on ne pourrait plus faire Les Valseuses ou Beau-père (1981) ? La question est un peu vaine, car il y a toujours des cinéastes qui osent. Ce qui a changé c'est la nature des attaques car il faut rappeler que, sur les rapports hommes-femmes par exemple, Calmos en 1976 avait été critiqué avec violence et valu une durable réputation de misogynie à Blier. Vincent Roussel démonte avec fougue cette accusation, insistant en particulier sur l'infantilisme des personnages masculins et leur rapport à la mère. Il fait au passage une belle critique des « études de genre », rappelant qu'un artiste développe d'abord une vision personnelle qui ne saurait se réduire à des schémas généraux, quand bien même ils défendraient une juste cause. Ces lectures réductrices sont d'autant plus vaines que leur objet cultive la provocation et un humour qui ne supporte pas les lieux communs. La démonstration en est convaincante, comme celle de la persistance du « cauchemar français », qui a pris d'autres formes mais dont Blier, dès les années soixante-dix avait hélas bien pris la mesure. Enfin, dans un registre plus léger, le chapitre consacré à l'utilisation de la musique, montre l'originalité de l’approche de Blier et la maîtrise dont il fait preuve pour tous les éléments de ses films.

A ce stade, vous aurez compris tout le plaisir que j'ai eu à lire cette « cruelle beauté ». Pour ceux qui, comme moi, sont familier de la plume de Vincent Roussel, vous allez retrouver son style limpide et précis, enthousiaste et modeste. Pour tous les autres, c'est l'occasion de découvrir le fin connaisseur d'un cinéaste qui a compté et qui devrait compter encore. Riche en informations et en réflexions, le livre de Vincent est aussi comme une longue conversation cinéphile qu'il mène avec passion. La réussite d'un livre de cinéma, c'est d'enrichir la connaissance d'une œuvre ou de donner envie de la découvrir. J'ai déjà commencé à rattraper mon retard.

* : au passage j'ai appris que c'est de l'un des personnages de Les Valseuses que vient le nom de son premier blog, Pierrot.

25/01/2021

Une page de publicité

Au moment de mettre le point final à un nouveau projet (en attendant la publication, ce qui est une autre histoire), j'ai eu envie de remettre un peu en avant mon premier ouvrage. Voici donc quelques lignes sur mon premier livre de cinéma, grosse émotion le jour où je l'ai déballé et mis dans ma bibliothèque au milieu de tous ces ouvrages qui ont forgé ma cinéphilie. Voyage dans le cinéma de Sergio Corbucci est né dans les colonnes d'Inisfree et s'attache à l’œuvre de celui dont on connait surtout Django (1966) et Il grande silenzio (Le Grand silence, 1968). J'ai essayé de montrer qu'il y avait bien autre chose, au-delà des citations répétées de Quentin Tarantino. Il a certainement plein de défauts, mais il est sincère et passionné. Et si vous êtes curieux, il se commande chez l'éditeur (sur les plate-formes en ligne aussi, mais c'est moins bien). Cliquez sur l"image et hop !

Sergio Corbucci

10/01/2021

Chapeau !

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Marilyn éternelle, photographiée par Carl Perutz en 1958, DR.

01/01/2021

Voeux !

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17:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : inisfree |  del.icio.us |  Facebook | |  Imprimer | |

27/11/2020

Daria Nicolodi 1950 - 2020

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Dans le final de Tenebre (Ténèbres, 1982) de Dario Argento. Photographie DR.

18/11/2020

Sentiers sauvages

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Affiche italienne pour The Searchers (La Prisonnière du désert, 1956) de John Ford. Joli travail de l'affichiste Luigi Martinati. DR.

16/11/2020

Hommage à Michel Piccoli (conférence en ligne)

Conférence en ligne réalisée pour le premier confinement, qui donne une désagréable impression de déjà-vu, consacrée à Michel Piccoli, histoire de rendre hommage à ce grand comédien. C'était en direct pour Cannes Université.

14/11/2020

Zoom Arrière n° 4 : le cinéma muet français

Après De Palma, Moretti et Oshima, le collectif de cinéphiles (il en reste !) Zoom Arrière, dont j'ai l'honneur et le plaisir de faire partie, propose son quatrième ouvrage pour meubler les heures de reconfinement. Cette fois nous nous sommes attaqués à une période, celle du cinéma muet français. L'équipe s'est étoffée de nouvelles plumes brillantes, le livre aussi, des frères Lumière à Louis Feuillade, d'Alice Guy (mais non elle n'est pas oubliée !) à Alfred Machin, de Germaine Dulac à René Clair, en passant par Méliès et Jean Epstein, 312 pages présentées ainsi :

Chronologiquement sont abordées les œuvres de 78 cinéastes de cette époque, à travers l'évocation de plus de 250 films. 16 contributrices et contributeurs (parmi lesquels 5 nouvelles signatures !) se succèdent pour dresser le panorama le plus large possible des 35 premières années d'un art vivant, privé de son mais éloquent. Des pionniers aux diverses avant-gardes, des réalisateurs vedettes aux artisans méconnus, des films d'art aux films clandestins, des burlesques aux serials, le continent s'avère immense, riche de sa diversité, pourvoyeur de découvertes et toujours sujet aux confrontations de points de vue.

L'ouvrage se commande via le site Zoom Arrière en cliquant simplement sur l'image ci-dessous.

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12/11/2020

L'acteur qui était un roi

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Sean Connery (1930-2020)

The Man Who Woul Be King (L'Homme qui voulut être roi, 1976) de John Huston. Photographie DR.

10/11/2020

Passage d'un train en gare de Bushey

Confinement, le retour... Et retour des programmations de films rares sur Henri, la plate-forme de la Cinémathèque Française. Jusqu'au 18 novembre, vous pourrez découvrir des films étonnants tournés avec le procédé Biograph en 68 mm utilisant une caméra Mutagraph et un projecteur Mutoscope. Mis au point par William K. L. Dickson, Elias Bernard Koopman et Hermann Casler, qui fondèrent la société du même nom (que D.W. Griffith rejoignit en 1908), ce système donne une image remarquablement claire et stable, comme plus tard les films en 70 mm. Son format atypique entraina sa disparition, mais les films qui sont restés composent un portrait émouvant de l'Europe au tournant du siècle. Vous pouvez le découvrir dans cette compilation issue des collections du Eye Filmmuseum hollandais et du British Film Institute anglais. Il s'ouvre par un travelling excitant sur un train traversant la gare de Bushey dans le Hertfordshire, à peine vitesse, toute vapeur dehors. Puisque l'on ne peut pas voyager, partons dans le temps. (cliquez sur l'image).

Screenshot_2020-11-10 The Brilliant Biograph (Auteurs divers, 1897-1902) à voir en ligne sur HENRI, la plateforme de nos co[...].png

16/10/2020

Capitaine, ô mon capitaine

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Toujours très classe, la belle Marlène, dans Seven Sinners (La Maison des sept péchés, 1940) signé Tay Garnett, où elle porte l’uniforme avec désinvolture dans le rôle de Bijou, aux côtés de John Wayne. Photographie Universal.

14/10/2020

Cinéma Japonais (conférence en ligne)

Suite de cette série de conférences en lignes données pour Cannes Université lors du confinement. Celle-ci était consacrée aux cinéastes japonais en colère des années soixante, Nagisa Oshima, Shohei Imamura, Seijun Suzuki et Kōji Wakamatsu. C'était la première ! 

23/09/2020

Les joies du bain: noeud mauve

La belle Jacqueline Bisset rêveuse malgré les attentions de George Segal dans Who Is Killing the Great Chefs of Europe ? (La Grande Cuisine, 1978), une comédie de Ted Kotcheff. Photographie DR, source IMBD.

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21/09/2020

Mrs. Peel, you'll be missed

diana rigg

Diana Rigg dans un de ses fameux "emmapeelers"

Photographie Bettman - Vanity fair