Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05/03/2015

Florinda Bolkan

1969- Flo_bolk-MettiSeraCENA set 1969 (26) FSB-380.jpg

La belle Florinda Bolkan sur le plateau de Metti una sera a cena (1969) de Giuseppe Patroni Griffi. Photographie issue de son site personnel DR.

19/07/2011

James Gray sur Foco

Il y a quelques temps, j'ai reçu la proposition de participer au numéro de la revue en ligne Foco consacrée au réalisateur James Gray. J'en remercie Bruno Andrade du blog O signo do dragao, son co-éditeur avec Felipe Medeiros. J'étais un peu intimidé, car Gray a suscité une abondante littérature et, si j'avais en son temps été sensible à la révélation de Little Odessa, je n'avais pas été entièrement convaincu par We own the night sur lequel il faudra certainement que je revienne. Mais c'était une bonne occasion de découvrir The yards que j'avais manqué. C'est désormais chose faite et le Foco n° 3 de juillet est en ligne et je me retrouve au milieu d'un superbe ensemble en portugais, espagnol, italien et français, avec notamment un texte de Christophe d'Avis sur des films. Une seconde partie regroupe un entretien avec Éric Rohmer issus des Cahiers du Cinéma n° 172 de novembre 1965, traduit en portugais par Felipe Medeiros, et plusieurs autres textes (en portugais et certains en français). Bonne lecture.

james gray,foco

Le film qu'il faut faire – The yards de James Gray

Têtu. Stubborn comme disent nos amis anglophones. La détermination semble être le trait dominant du caractère de James Gray, l'un des réalisateurs américains les plus excitants de ces vingt dernières années. Il annonce la couleur dès The yards en 2000. Pas question, après le coup d'éclat de Little Odessa en 1994, de transiger sur le film qu'il voulait, tout au fond de lui, faire. Il mettra cinq années à monter The yards, puis sept années de plus après l'échec public du film, avant d'en proposer une version plus séduisante peut être, sans doute, avec We own the night (La nuit nous appartient) en 2007 qui, sans céder ni sur ses thématiques ni sur son esthétique, trouve son public et l'impose comme grand cinéaste classique de son époque. Rasséréné, Gray peut alors passer à autre chose et filmer la simple histoire d'amour de Two lovers l'année suivante. Quinze années, quatre longs métrages, mais James Gray a imposé James Gray au sein d'un système où règne le factice et le facile.

Rétrospectivement The yards est peut être le film essentiel de cette œuvre, son inflexion et sa clef, prolongement de Little Odessa et matrice plus âpre de We own the night. Le film contient cette obstination sans faille de James Gray et peut se lire comme métaphore de son propre parcours et des questions qu'il pose au jeune metteur en scène. Le film est à la fois celui qu'il veut faire, celui qu'il offre au public et une réflexion sur leur fabrication. A travers le personnage principal de Leo Handler joué par Mark Wahlberg, Gray donne un autoportrait dans lequel il exorcise ses peurs et ses doutes. Comment l'on peut se mettre à tourner en rond, comment l'on en vient à se livrer aux compromis, comment, à se laisser aller à sa pente naturelle, l'on en vient à trahir, à perdre son amour et au final, à se retrouver au même point qu'au départ.

Lire la suite sur Foco

Photographie © BAC Films

30/10/2010

De la mort - partie 2

Suite et fin du questionnaire proposé par Cinématique. Plein de réponses passionnantes sur les blogs à gauche, que j'imagine Ludovic va se faire un plaisir de compiler. 

9 - Quelle séquence d'enterrement vous a semblé la moins convenue ?

Celui de la famille d'Ethan Edwards dans The searchers (La prisonnière du désert – 1956) de John Ford. Cela commence dans le plus pur registre fordien avant que John Wayne n'interrompe la cérémonie d'un « Put an amen to it » pour filer à la poursuite des comanches qui ont enlevé sa nièce.

10 - Quel est votre fantôme fétiche ?

L'héroïne de Carnival of souls (1962) de Heck Harvey jouée par Candace Hilligoss. Dans un registre plus léger, ceux de René Clair.

11 - Avez-vous déjà souhaité la mort d'un personnage ?

Souvent. Je vais mettre de côté les personnages pénibles parce qu'ils sont joués par des acteurs pénibles. Pour les autres, je suis souvent exaucé, le cinéma étant un art éminement moral. Restent les cas particuliers, ceux qui me laissent avec une terrible frustration et dont le plus emblématique est le  Tigrero joué par Klaus Kinski dans Il grande silenzio (Le grand silence - 1968) de Sergio Corbucci. Je suis condamné à souhaiter sa mort pour l'éternité. Photographie empruntée à Frédérique.

Klaus_Kinski_LeGrandSilencejpg.jpg

12 - A l'approche de votre mort, si vous aviez le temps de mettre en ordre vos affaires, quel film souhaiteriez-vous avoir la possibilité de regarder une toute dernière fois ?

Rio Bravo. Histoire de partir sur une bonne impression.

13 - Pour quel tueur en séries avez-vous de la fascination ou à défaut de l'indulgence ?

Franck, joué par Henry Fonda dans C'éra una volta il West (Il était une fois dans l'Ouest - 1968) de Sergio Leone qu'il serait dommage de ne pas citer quand on parle de mort au cinéma. Photographie DR source Time.

Franck.jpg

14 - Quel est votre vampire de chevet ?

Ingrid Pitt. Photographie Hammer Films.

IngridPitt.jpg

15 - Quel film retenez-vous parmi tous ceux dont le titre (original ou traduit) évoque la  mort ?

Coïncidence amusante, je viens d'acquérir deux films qui m'ont séduit par la musicalité de leur titre, deux gialli : La Morte cammina con i tacchi alti (1971) et La Morte accarezza a mezzanotte (1972), tous les deux de Luciano Ercoli avec la belle Nieves Navarro.

16 - Rédigez en quelques lignes la future notice nécrologique d'une personnalité du cinéma.

JLG n'est plus. C'est vraiment dégueulasse.

17 - Quelle représentation d'exécution capitale vous a semblé la plus marquante ?

L'exécution du cheminot dans La bataille du rail (1946) de René Clément.


18 - Quel est votre cimetière préféré ?

Tous les cimetières fordiens et Sad Hill du côté de la tombe d'Arch Stanton.

19 - Possédez-vous un bien en rapport avec le cinéma que vous pourriez coucher sur votre testament ?

Ma caméra. Et tout le bazar qui va avec. 

28/10/2010

De la mort - Partie 1

Après l’érotisme, Ludovic de Cinématique nous propose un nouveau questionnaire tout à fait stimulant sur la mort au cinéma en 19 questions. Voici qui tombe à pic à l'occasion de ma période de ralentissement automnal.

1 - Quel est le plus beau meurtre cinématographique ?

Le meurtre inaugural du Suspiria (1976) de Dario Argento ayant été beaucoup cité, à juste titre, mon choix bien embarrassé se portera sur celui de Kuan Yu-lo joué par Ti Lung dans Bo sau (Vengeance – 1970) de Chang Cheh. Une scène aussi sanglante qu'excessive qui inspirera John Woo.

2 - Quel est à vos yeux le cinéaste le plus morbide ?

Steven Spielberg. C'est du moins l'une de ses nombreuses fascinantes facettes. (Photograhie Movieset).

Spielberg.jpg

3 - Et le film le plus macabre ?

Pat Garret and Billy the Kid (1973) la marche funèbre de Sam Peckinpah. (Photographie : DR).

Sam peckinpah.jpg

4 - Quel est le personnage dont la mort à l'écran vous a le plus ému ?

Setsuko, la petite fille dans Hotaru no Haka (Le tombeau des lucioles – 1988) de Isao Takahata. Je crois que je ne m'en remettrais jamais. (Photographie Animepaper).

Setsuko.jpg

5 - Celle qui vous a le plus soulagé ?

Celle de Mr Blonde dans Reservoir dogs (1992) de Quentin Tarantino, interrompant la plus éprouvante des séances de torture. (Photographie Thecia). 

reservoir-dogs-10.jpg

6 - Quel est votre zombi favori ?

Karen Cooper, la petite fille à la truelle qui aime si fort ses parents, jouée par Kyra Schon dans Night of the Living Dead (La nuit des morts vivants - 1968) de Georges Romero. (Photographie Examiner.com).

Morts vivants.jpg

7 - Pour quelle arme du crime, gardez-vous un faible ?

Toutes celles dont ce n'est pas la destination première. Par exemple le gigot utilisé dans un épisode de Alfred Hitchcock présente : Lamb to the Slaughter (Coup de gigot). Photographie Wikipedia.

Gigot.jpg

8 - Quelle personnification de la mort vous a le plus marqué ?

Django chez Sergio Corbucci.

20/07/2010

35 films en deux minutes

35mm de Felix Meyer (dégoté sur le site du Monde)

24/06/2010

Studio Harcourt

Le prestigieux Studio Harcourt de Paris vient de prendre une initiative comme je les aime : mettre sur Wikipedia, en Creative Commons s'il vous plaît, environ 80 de ses fameux portraits. Il ne cesse de s'en ajouter de nouveau et nous en sommes déjà à la lettre G. l'occasion de découvrir et faire partager les clichés glamour de Sabine Azéma, Jean Hugues Anglade, Richard Anconina, Marianne Basler, Julie Depardieu, Emilie Dequenne ou Ariane Ascaride. Et puis, Ô joie sans pareille, deux de mes favorites :

Balibar Harcourt.jpg
Fougerolle Harcourt.jpg

Source : Wikipedia

Le site du Studio Harcourt

09/12/2009

Western de décembre

Le western au coin du feu de fin d'année sur le forum Western movie n'est autre que le Rio bravo de Howard Hawks. Après mon hommage personnel de novembre, je me sens un peu épuisé sur le sujet, mais si vous voulez vous joindre à la discussion, cliquez sur l'affiche (source : Doctor macro)

Poster - Rio Bravo_02.jpg

24/11/2009

Matrix révolutionné

15/06/2009

Hawks

Deux articles en anglais autour de l'oeuvre de Howard Hawks que tous ceux qui l'ont vue disent hallucinante comme chante le poète. Tout d'abord Howard Hawks: A man for all genres de Luke Baynes sur le site Examiner.com. Un article qui se place d'emblée sous le patronage de la French auteur theory et qui cite Jean-Luc Godard pour faire bonne mesure. Rapide tour d'horizon d'une oeuvre aux multiples facettes, aux multiples richesses. Avec en prime deux extraits vidéo dont le fameuse scène dite de la bière sanglante dans Rio Bravo (1959).

59? Et oui bon sang mais c'est bien sûr ! Rio Bravo fête cette année ses 50 ans. Le film des films a un demi-siècle et pas une ride. Je sens les idées qui se bousculent, mais sois sage o ma joie et tiens-toi plus tranquille. Et pour patienter, voici un texte de Leo Grin sur Big Hollywood : Haunted by the Memory of Her Song: Fifty Years of Rio Bravo qui s'ouvre sur l'immortelle ballade :

The sun is sinking in the west
The cattle go down to the stream
The redwing settles in her nest
It’s time for a cowboy to dream….

07/05/2009

Django autour du feu

J'ai sauté mon tour le mois dernier, pourtant, il s'agissait du film de Henry King The gunfighter (La cible humaine - 1950) que je n'ai, hélas, toujours pas vu. Bon, ce mois-ci, c'est tout autre chose. La discussion au forum western movies autour du feu est consacrée à Django, Franco Nero et son cercueil, sa mitrailleuse, ses yeux bleus, sa main leste (au révolver), son manteau noir et toutes ces sortes de choses. Django, c'est l'une des oeuvres maîtresses de Sergio Corbucci que plus je vois de ses films, plus je l'aime cet homme là. La discussion est partie sur les chapeaux de roues, alors si le coeur vous en dit, on a même réussi à glisser là-dedans une photographie d'Edwige Fenech.

Django.jpg

Photographie : capture DVD Wild Side