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02/09/2009

Le blogdayliseur fou frappe à l'aube

Le dernier jour du mois d'août, c'était celui des blogs, le BlogDay. Pour l'occasion, Frédérique m'a fait l'honneur de me blogdayliser en bonne compagnie. Sans lui retourner littéralement la politesse, je sacrifie au rituel en vous proposant, non pas une sélection de mes liens habituels ce qui n'aurait qu'un intérêt limité, mais cinq des derniers blogs que j'ai découvert au hasard de mes voyages virtuels :

Spaghetti (!) Cinema devrait faire plaisir à certains de mes lecteurs. Voici un blog original, pas tant sur la thématique (le cinéma populaire italien) que sur le contenu. Il donne en effet la parole à ceux qui l'ont fait et vécu à travers des extraits d'entretiens (en anglais). On trouvera ainsi des informations de première main de la part de Gianfranco Parolini, Jacques Tourneur, Tonino Delli Colli, Duccio Tessari, Sergio Leone, Sergio Corbucci, Eli Wallach et beaucoup d'autres. Ça donne envie, non ?

Dans un registre proche, European film star postcards, comme son nom l'indique, publie des cartes postales d'acteurs et d'actrices sur la vaste période 1895 – 1970. Il y a de bien belles choses, comme la carte de la toute jeune Claudia Cardinale. Voilà qui devrait alimenter le fétichisme de certains.

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Où notre héros apprend qu'il est blogdaylisé (source Dr Macro)

Hollywood encore et toujours avec Obscure Classics qui explore l'âge d'or du grand cinéma américain avec régularité. L'iconographie est superbe.

Chuck-a-luck est un blog cinéphile animé par Michael Sooriyakumaran. Un ensemble de textes de bon goût puisque le programme d'août comprenait Tarantino, Miyazaki, Cimino et Von Trier. Il y a des liens passionnants, notamment celui sur Ozu.

Pour terminer, Beyond the canon est une proposition bien intéressante de Ian Stott. Il s'agit de sortir de la liste des 100 meilleurs films du monde en proposant une liste de laquelle sont impérativement exclus les 300 films apparaissant dans la plupart des grandes enquêtes du genre. Un défi amusant sur lequel je travaille. Je vous en reparle bientôt.

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06/04/2009

Bon point

Cheyenne-autumn.jpg
Merci beaucoup, Ed.

14/01/2009

Demy !

Gâté par le père-Noël, le bon Dr Orlof revisite l'intégrale de Jacques Demy. Je vous invite à aller faire un tour entre Nantes et Rochefort, au fil de ces visages de femmes sublimes, de la reine Catherine à Danielle Darrieux, de Françoise Dorléac à Anouk Aimée, de l'envoûtante Delphine Seyrig à Jeanne Moreau. J'en profite pour vous proposer une programmation spéciale sur radio Inisfree (colonne de droite). Et quelques instants de grâce avec Gene Kelly, ça ne se refuse pas.

 

27/09/2008

10e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

Mes lecteurs les plus réguliers savent que je risque de me faire plus rare le mois à venir. Comme chaque année, l'association Regard Indépendant que je préside organise les Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice. Et cette année, ce sont les 10e. « J'ai dix ans... » comme chantait l'autre. Nous allons donc essayer de nous surpasser, même si je n'ai guère le goût des chiffres ronds. La manifestation est axée sur la création indépendante et régionale. Il y aura donc beaucoup de films d'illustres inconnus, ce qui ne signifie pas qu'ils ne soient pas pour autant remarquables. Les spectateurs curieux y découvriront les nouvelles oeuvres de Cédric Romain, Stéphane Coda, Catherine Savy, Cédric Coppola, Jérémie Lenoir entre autres. Le samedi 25, il y aura une grande soirée consacrée au super8 avec des films que notre association a produit sur le thème « Insomnie », une sélection des Straight8 anglais et une autre du festival de Strasbourg. Dimanche sera consacré, façon de parler, à l'expérimental et à la vidéo d'art avec une série de cartes blanches. Entre les deux journées, une nuit du cinéma constituera le point culminant de la manifestation avec une série de courts métrages, Primrose hill de Michael Hers dont je vous avait parlé lors du festival de Clermont Ferrand, et deux films assez peu ordinaires : Quand l'embryon part braconner du japonais Koji Wakamatsu, film « pink » c'est à dire érotique mais aussi politique ; et King boxer (La main de fer), un classique du film de kung-fu hong-kongais qui date de 1972 et que l'on doit à Cheng Chang-Ho avec une distribution de classe constitués de Lo Lieh, Wang Chin-Feng, Wang Ping, Hsiung Chiao et Lin Tung.

Dimanche soir verra la diffusion du documentaire de Denys Piningre, L'assiette sale. Lundi soir, nous recevrons Gérald pour son étonnant long métrage Paulo Anarkao produit complètement en marge et qui bénéficie d'un très joli bouche à oreille. Nous clôturerons cette édition pour laquelle nous croisons les doigts et serrons les fesses avec En haut des marches de Paul Vecchiali.

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Il est temps de vous parler d'un événement qui me tient particulièrement à coeur et qui devrait intéresser les lecteurs d'Inisfree. Cela fait quelques temps que je caresse l'idée de réunir quelques-uns des blogueurs avec lesquels nous échangeons régulièrement depuis quelques années. Après consultation, j'ai inclus dans ces 10e Rencontres une séance un peu spéciale qui réunira rien moins que le bon Dr Orlof, Edisdead de Nightswimming, Joachim de 365 jours ouvrables et votre serviteur. J'ai également invité à ce rendez vous Philippe Serve de Cinéma Sans Frontières, le ciné-club niçois et Daniel Fimbel du Ciné-Café tout aussi niçois. Nous projetterons le film de Luc Moullet, Les sièges de l'Alcazar, puis nous débattrons des nouvelles formes de la cinéphile, qu'elle s'exprime sur Internet ou qu'elle retrouve des formes plus classiques. Je ne vous cacherais pas que j'attends ce moment avec impatience, même si nous devons nous retrouver autour d'un bon verre pour échanger. Mais je ne doute pas qu'un public nombreux et impatient de prendre la parole nous rejoindra ce samedi 25 orctobre à 16h00 au Théâtre Trimages. Je tiens d'ores et déjà à remercier mes camarades d'avoir accepté mon invitation et vous invite, pour en savoir plus à lire les entretiens que nous avons réalisé :

Avec le Dr Orlof (lien)

Avec Edisdead de Nightswimming (lien)

Avec Joachim de 365 jours ouvrables (lien le 29 septembre)

 

30/07/2008

Fondamentaux

« Murnau ne pose ainsi qu’une question, difficilement audible aujourd’hui : comment éviter le néant et la fausseté du lyrisme, qui jamais ne dit vrai, sans pour autant se priver de la beauté de ses emportements qui réellement émeut ? » Ludovic à propos de Sunrise (L'aurore) de F. W. Murnau sur Cinématique.

« Comme si Ford, dans un dernier réflexe, nous ramenait à la (dure) réalité des choses, qu’il nous rappelait que la vérité du film ne résidait pas dans un mouvement d’appareil, si bouleversant soit-il, mais dans la force d’une image, déposée au pied du film; que cette vérité n’était pas dans l’opacité d’un fondu au noir, ouvrant à toutes les interprétations possibles, mais dans la blancheur éclatante d’une dépouille, point final du film, le reste n’étant que littérature... » Buster sur Balloonatic à propos de Seven women (Frontière chinoise) de John Ford.

"C’est un plan étonnant mais à la limite ça n’a pas beaucoup d’imagination" Le chef opérateur Raoul Coutard à propos du travelling de Week-end de Jean-Luc Godard, dans un entretien sur le site Kinok.

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26/02/2008

Bug sur la colline

Haut et fort me fait des misères sur la note consacrée le 13 février à Primrose Hill. Impossible d'entrer de nouveaux commentaires et donc de répondre aux remarques de FH, ce qui me désole. J'ai bien essayé de supprimer l'ensemble puis de le reposter, l'interface réclame un code de validation ce qui ne l'empêche pas de bloquer le commentaire une fois que j'ai obtempéré. Je ne sais pas si d'autres personnes ont eu le même problème. Je vais continuer à me pencher sur le problème, mais pas longtemps parce que ça use mes petits nerfs.

Ce soir, c'était la catastrophe, je viens de passer une bonne heure à remettre Inisfree en état. Je ne sais pas ce qu'ils ont trafiqué mais j'aurais bien aimé être avertit. Le souvenir de 20six s'estompe...

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13/12/2007

Emménagement et anniversaire

C'est fait. J'ai rompu avec 31 ans de vie niçoise pour m'installer à Cannes depuis dimanche dernier, le 2. Ca me fait un peu bizarre parce que j'ai toujours vécu au coeur de grandes villes (Paris avant Nice). Et puis Cannes, question cinéma, trimballe une sacrée symbolique. Le matin, quand je descend le boulevard Carnot pour prendre mon train, il y a, sur de grands panneaux, le sourire de Claudia Cardinale, Kristin Scott Thomas sur un abri-bus et Jean Gabin sur le mur de la gare.

J'ai souvent pesté contre ce festival, son inflation sécuritaire, ses tracasseries administratives et son côté paillettes horripilant. Mais je n'oublie pas les grands moments de cinéma que j'y ai vécu. Je n'oublie pas non plus que c'est dans une petite salle cannoise que j'ai découvert Vertigo d'Alfred Hitchcock qui ne sortait pas à Nice en 1984. Et je n'oublie pas que c'est à la MJC Picaud que je suis venu découvrir Hanna-Bi de Takeshi Kitano après trois mois de vaine attente. Alors voilà, me voici caneton. Je suis encore dans les travaux et je n'ai toujours pas de connexion Internet, mais j'ai maintenant le temps d'écrire dans le train vu la durée de mon trajet.

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Avec tout cela, j'ai encore oublié de fêter l'anniversaire d'Inisfree. Le 13 novembre dernier, cela a fait trois ans que je tiens ce blog. Et je m'amuse toujours autant, ça doit être bon signe.

Pour fêter ça, je vous emmène faire un tour en coulisses. Je pense que, comme la majorité de mes camarades bloggeurs, je suis curieux de savoir qui me lit et qui me lie. Or il y a plein d'outils pour cela, c'est formidable le web 2.0 ! J'ai ainsi appris que j'étais classé sur Wikio et repris dans des agrégateurs (connaissiez vous Matoumba ?) sans que je n'ai rien demandé. Auparavant, je m'étais inscrit volontairement sur Technorati où mon récent classement m'a étonné jusqu'à ce que je comprenne que Haut et Fort, avec sa fonctionnalité « derniers blogs mis à jour » crée plus de liens que je n'ai de lecteurs, même de hasard. Moi qui n'aime ni les classements ni la compétition, je suis à la fois irrité de ces listes tout en reconnaissant que cela flatte mon amour-propre (dans le sens du poil comme dirait le bon Dr Orlof). Mais je garde la tête froide et les pieds au chaud. Je sais que j'ai une bonne vingtaine de lecteurs réguliers et cela suffit à mon bonheur. Qu'ils en soient ici remerciés.

Plus intéressant sont Technorati et Del.icio.us qui permettent la recherche de centres d'intérêt commun et je leur dois de belles découvertes, en particulier dans les blogs étrangers.

Encore plus intéressant (où s'arrêtera-t'il ?) comment vient-on sur Inisfree ? Le plus souvent par recherche d'images et un bon quart par lien direct. Ensuite viennent les liens depuis d'autres blogs : Le Dr Orlof, Flickhead, Cinématique, Contrechamp, Alan Smithee, tepepa, Nightswiming, le sot de l'ange, le forum John Wayne et quelques autres qui ont ici toute ma gratitude. Au niveau des sujets de recherche, je suis ravi de constater que mes actrices fétiches ont la cote : Deneuve, Dickinson, Monroe, Audran, Balibar, Hepburn, Bonnaire et même Joanna Pettet et Rhonda Fleming. Et puis, cela fera plaisir à Marie-Thé, on cherche beaucoup Giuliano Gemma sur Inisfree. Désolation, John Ford est très mal placé, seul Hitchcock est demandé (et avec quelle constance !). On verra ce que cela donne pour Luc Moullet. Sinon, le cul, ça marche toujours. Deux ans après ma participation à l'enquête de Pierrot, j'ai toujours des requêtes sur le «classement des films érotiques », plus quelques demandes sur « Deneuve nue » ou « Sophie Quinton nue ». Vous pouvez vous accrocher, bande de gorets. Si j'en avais, je les garderais pour moi. Reste les requêtes exotiques comme « jambes en croix», « Birdie num-num » et, la palme : « télécharger films le batard de klaus kinski ». Je ne connais même pas ce film et c'est peut être dommage.

Sur ces considérations passionnantes, je vous laisse à regret avec cette question irrésolue : « Est-ce qu'il écrit à la plume ou au pinceau ? ».

Photographie Catherine Deneuve par Jean-Loup Stieff (1969), source Nikohk

27/11/2007

Chers lecteurs

Bien que cela m'en coûte, je vais devoir mettre ce blog en pause une dizaine de jours. Je suis en plein déménagement et mon fournisseur d'accès Internet n'a pas été fichu de me faire une transition en douceur. Je n'ai donc plus de connexion mais je me console en me disant que je n'ai de toutes façons pas vraiment le temps de voir grand chose. En attendant, je vous recommande les articles du Dr Orlof sur Luc Moullet (en attendant ma participation à cette grande et noble cause), le superbe texte d'Hyppogriffe auquel j'aurais volontiers répondu (mais ce sera pour un peu plus tard), et un très beau blog consacré au film noir : Noir of the week. A bientôt.
 
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01/09/2007

Mood critique

J'avoue avoir été un peu surpris devant certaines réactions plutôt négatives sur le nouveau film de Claude Chabrol, La fille coupée en deux. Les goûts ne se discutent pas et toutes les opinions un tant soit peu argumentées sont recevables. Néanmoins, quand on se mêle d'écrire sur le cinéma, on a envie de faire partager ses enthousiasmes, de convaincre, de donner envie, et l'on reste souvent ennuyé devant les critiques, les réticences, les rejets. Avec le temps, je sépare les films dont je parle en deux catégories :

Il y a ceux dont je sais par quel angle ils peuvent déplaire, dont je comprends et accepte par avance les opinions contraires. Celles-ci me stimulent et je mets d'autant plus de coeur à défendre le film que je sais comment il sera attaqué. Je comprends que l'on soit hermétique au western italien et récemment, je m'attendais à ce que Ne touchez pas la hache de Jacques Rivette n'enthousiasme que peu de monde. C'est la vie.

Et il y a ceux pour lesquels j'ai l'impression (naïve peut être) qu'ils sont susceptibles d'emporter un large consensus par leurs qualités propres mais aussi par un pouvoir de séduction que je pense détecter, apte à toucher des personnes très diverses. Je reste ainsi des plus perplexe quand je tombe sur une critique négative du Rio Bravo de Hawks (au hasard !). Là, je renâcle un peu. Je me dis que le gars est passé à côté du film ou alors, c'est moi qui perseverare diabolicum. Dans le cas de Rio Bravo, je me suis exonéré depuis longtemps, dans d'autres cas, ça m'amène à cogiter, voir et revoir le film pour éventuellement procéder à une révision déchirante.

Dans le cas du nouveau Chabrol, je situerais le film plutôt dans la seconde catégorie. Chabrol a une carrière conséquente avec des hauts et des bas mais il m'a semblé évident que La fille coupée en deux faisait partie des plus hauts. J'ai donc découvert avec surprise des critiques que j'aurais pu partager sur d'autres films comme Merci pour le chocolat ou La fleur du mal. Je dois donc me méfier de mes évidences.

Pourtant, l'un des articles qui m'a le plus déplu, c'est la critique de Alexandra Schwartzbrod pour Libération (lien), qui parle de tout sauf du film et surtout pas de sa mise en scène, enfile quelques lieux communs et adopte un ton condescendant pénible. Chabrol fait un nouveau film dans le milieu des puissants de province ? Et alors ? Combien de westerns Ford a-t'il fait à Monument Valley ? Ce genre d'argument me rappelle toujours ma grand-mère qui n'aimait pas les westerns avec cette forte maxime : « C'est toujours la même chose, ils ont des chapeaux et des chevaux ». Paix à son âme. J'étais parti pour faire un long commentaire de texte sur cette critique mais comme j'ai attrapé une tendinite du clavier, ça sera pour une autre fois. Ceci posé, que Ed Sissi ne prenne pas ce qui précède pour lui. Son commentaire et ses réserves (intéressant le rapport à Lynch) sont à cent lieues des poncifs critiques de madame Schwartzbrod. Je profite donc de l'occasion pour lier son blog Nightswimming et vous en recommander la lecture.

23/06/2007

Une semaine et quelques liens

Je suis toujours admiratif de la quantité de films qu'arrivent à voir et surtout à commenter en profondeur des gens comme le bon Dr Orlof, Pibe San ou encore le Dr Devo sur Matière Focale qui vient de se fendre un impressionnant article 600 sur le dernier Tarantino. J'ai toujours l'impression de courir après le temps. Là je me pose quelques instants et je regarde la semaine écoulée. Samedi dernier dans l'après midi je vais voir en salle Les Lip, l'imagination au pouvoir de Christian Rouaud. C'est passionnant et très bien monté. Le film prend la forme d'un récit choral pour conter une aventure collective. Mais pourquoi donc toutes les archives sont-elles en noir et blanc ? 1973 ce n'est pas si vieux. A voir ces images, on pourrait se croire à l'époque du front populaire. Samedi soir, pris d'une impulsion aussi subite qu'irrésistible, je revois C'éra una volta il west (Il était une fois dans l'ouest) de Sergio Léone. Claudia Cardinale à jamais. Ce week-end est quand même faste. Ma compagne et ma fille sont parties chez les beaux-parents. Dimanche, je suis assesseur dans un bureau de vote, j'ai donc le temps, vu la participation, de commencer Les yeux de la momie, le recueil de chroniques écrites par Jean Patrick Manchette pour Charlie Hebdo entre 1978 et 1982. C'est très émouvant parce cette période est le début de ma cinéphilie disons consciente. L'époque ou j'ai commencé à acheter des revues, faire des fiches et des listes, écumer les programmes télé et fréquenter régulièrement les salles. Ce bouquin est une jolie machine à remonter le temps.
 
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Lundi soir, Taste the blood of Dracula (Une messe pour Dracula). Du fantastique anglais de la Hammer en DVD. Réalisation de Peter Sasdy « vintage » et musique pleine d'allant de James Bernard. Il y a Christopher Lee impérial et les très belles Linda Hayden et Isla Blair ; et puis dans un petit rôle marquant l'élégant Ralph Bates. Ma compagne qui travaille juste à côté jette des regards désapprobateurs quand ça crie un peu. Sasdy, comme dans son magnifique Hands of the ripper (La fille de Jack L'éventreur), fait preuve d'un perversité réjouissante, Dracula utilisant ici les enfants pour se venger des parents. Il y a de jolis sous entendus comme dans la scène ou un père veut corriger sa fille à la cravache. Jeudi après-midi, je suis rentré beaucoup plus tôt à cause des grèves de train, aussi j'en profite, vu la chaleur, pour revoir The quiet man (L'homme tranquille) de Ford sur lequel je planche pour le blog-a-thon de la semaine prochaine. L'image du DVD Montparnasse est quand même pas terrible pour rester poli. Jeudi soir, j'anime un atelier d'écriture. C'est la dernière séance de la saison. Je leur montre un extrait de The party de Blake Edwards, le début du repas. L'un des participants a apporté un court métrage, Bom ! de Clément Subileau et David Tarde. C'est assez maladroit et surtout tout ce que je n'aime pas dans le court. Mais c'est bien aussi de montrer des films ratés pour les discussions. Vendredi, salle à nouveau, c'est Byzance ! Estate violento (Un été violent), film rare et magnifique de Valério Zurlini avec Jean-Louis Trintigant jeune (et qui ressemble à Giuliano Gemma) et la au-dessus-des-mots sublime Eleonora Rossi-Drago. Ah ! Il faudrait avoir un coeur en béton armé pour ne pas pleurer après le bombardement final. Samedi. Ce week end, c'est moi qui garde ma fille. J'ai fait une expérience, je lui ai montré un film en entier, un court : une des Silly Symphonies de Walt Disney, Les trois petits cochons. Elle a été attentive et le loup l'a fait rire un peu. Pour ce soir, j'ai sous le coude L'histoire de Marie et Julien de Jacques Rivette. J'aimerais assez voir le film de Catherine Breillat, Une vieille maîtresse, parce que j'aime beaucoup Asia Argento et qu'il y a une discussion passionnante sur Notre musique. Mais quien sabe ?

Ludovic et Tepepa ont déménagé. Les liens sont à jour. Tepepa a emmené tous ses textes avec lui. Cinématique ouvre une nouvelle époque. Parmi les derniers blogs liés, je voulais vous présenter Dollari rosso, qui devrait réjouir les amateurs de western italien. C'est un blog brésilien mais les articles sont en portugais et en anglais. Il y a beaucoup de choses, des images, des musiques, de la vidéo. C'est un très joli travail. Et puis Zines qui est d'une belle générosité. Ce blog propose des scans d'articles tirés de revues désormais rares comme le mythique Midi Minuit Fantastique, un précurseur, Sex Star System ou les premiers Mad Movies. C'est une visite indispensable pour les amateurs de Jésus Franco, Seijun Suzuki, Riccardo Fredda et pour ceux qui se sont lancés dans « l'archéologie du cinéma érotique ». Je n'ai pas mis de liens sur la trilogie Colizzi, c'était déjà un peu long. Je les rajouterais dans la semaine.

Deux nouvelles qui m'ont fait plaisir : la sortie en DVD d'Osterman Week le dernier film de Sam Peckinpah et celle (connivence secrète ?) de Idi e smotri (Requiem pour un massacre) d'Elem Klimov.

 

Photographie : Copyright © Allociné2007