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20/02/2007

Hommages

L'esclave libre

Photographie : IMDB - Paul Hesse 

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Un ange passe...

Photographie : IMDB 

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 Si toi aussi tu m'abandonnes...
 

07/01/2007

Chère Jeanne

Chère Jeanne Balibar,

Vous venez donc de sortir avec Slalom dame un second album et je me demandais si vous aviez l'intention de poursuivre cette carrière de véritable rock-star. Non que je critique, non, j'ai bien sûr commandé cet album mais le père Noël a eu du retard. Alors je patiente. Non que j'ai des regrets, non, je me suis passé un grand nombre de fois votre premier essai, Paramour, dont je ne me suis jamais lassé. Comment vous en vouloir alors que vous reprenez la chanson de Johnny Guitar, la berceuse inquiétante de La nuit du Chasseur. Comment vous reprocher de sampler Godard et de nous offrir un duo suave et sensuel avec Maggie Cheung. Ah, Maggie ! J'ai adoré mettre ce disque en soirée et passer les dernières heures de la journée sur les accents de votre voix délicatement grave, légèrement rauque, chaude, proche. Envoutante.

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Pourtant, si, chère Jeanne Balibar, je vous en veut quand même un peu. Je vous en veux de ne pas être assez présente sur les écrans. J'avais eu l'idée de cette missive quand je vous ai vue dans la distribution de ce gros feuilleton diffusé sur France2 (aie !). Quelque réjouissante ait pu être votre courte prestation, de vous voir réduite à un tel second rôle m'a désolé. Notre cinéma se porte-t'il si mal qu'il ne soit pas fichu de créer un minimum de personnages à la dimension de votre talent ? Que vous deviez ainsi délaisser les écrans pour les scènes de théâtre et de concert ? Chère Jeanne, vous devriez faire trois films majeurs par an. Vous devriez avoir les mêmes flamboyances que Catherine Deneuve ou Jeanne Moreau dans les années 60 et passer ainsi d'un grand film d'auteur à un grand film populaire, donnant au cinéma quelques unes de ses figures de légende. Ne pourriez vous éventuellement demander les coordonnées de Wong Kar-wai à Maggie ? Je rêve de vous voir dans un tel univers. Au lieu de cela, vous êtes si rare. Trop rare. Quelques brillantes apparitions dans des films auxquels vous donnez le meilleur chez Nicloux, Assayas ou Honoré. Je vous avoue que j'ai plus retenu vos quelques minutes dans le rôle de l'ex-femme de Thierry Lhermitte que l'ensemble d'Une affaire privée.

Pourtant, depuis que vous êtes apparue chez Despleschin au sein de l'admirable bande de Comment je me suis disputé...(ma vie sexuelle) vous avez imposé quelques grandes figures. Anna d'abord, femme fatale, absolu féminin pour le personnage d'Albert dans la plus belle comédie des années 90, Dieu seul me voit de Bruno Podalydes. Vous y étiez une légende redoutable (« Tu vois ses seins, tu es mort » disait Otto à Albert) qui prenait corps et se révélait si compréhensive à l'issue d'un repas d'anthologie dans un décor sortit de chez Hergé. Vous étiez si belle dans l'encadrement du col du pull-over. Camille ensuite, pour Rivette dans Va savoir, magnifique actrice de théâtre, amoureuse de grande classe, portrait sublimé de ce vous semblez être dans la vraie vie, va savoir... Votre élégance, votre distinction, vos gestes félins, votre voix posée, vos accès de fantaisie, vos éclairs mélancoliques au fond du regard : Camille vous met au premier plan et synthétise toutes les facettes de votre talent. D'autres figures encore. Moretti féminin, médecin vague à l'âme au guidon de sa vespa, regard buté sous le grand casque dans J'ai horreur de l'amour. Maniaque hilarante et angoissante chez Jeanne Labrune. Amoureuse encore pour Assayas en compagnie de votre (réel) compagnon, Mathieu Amalric qui vous filmera sans retenue dans un film purement contemplatif au titre pour amateurs de tennis. C'est beaucoup et c'est bien peu. Aujourd'hui, chère Jeanne, je ne saurais vous dire assez combien j'attends avec impatience cette hache à laquelle il ne faut pas toucher qui vous fait retrouver Rivette à nouveau pour une adaptation de La duchesse de Langeais de Balzac. Le film est prévu pour mars 2007. Vivement.

04/08/2006

Jean Arthur

Quand Gladys Georgianna Greene prend le nom de scène de Jean Arthur, elle allie le féminin (Jean est un prénom de femme en anglais) et le masculin. C'est sans doute pour cela qu'elle sera souvent, dans ses meilleures compositions chez Hawks, Capra, Stevens et Ford, une compagne androgyne, amante et meilleur pote tout à la fois. Glamour et décontraction. Et cette voix si familière, complice, enfantine, un poil rauque, un poil cassée, qui incite à la tendresse et au rire partagé.
   
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 Source : Dr Macro

10/06/2006

Images et musique

Well brunettes are fine man
And blondes are fun
But when it comes to getting the dirty job done

I'll take a red headed woman
A red headed woman
It takes a red headed woman
To get a dirty job done

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Well listen up stud
Your life's been wasted
Til you've got down on your knees and tasted

A red headed woman
A red headed woman
It takes a red headed woman
To get a dirty job done

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Tight skirt, strawberry hair
Tell me what you've got baby, waiting under there
Big green eyes that look like, son
They can see every cheap thing that you ever done

Well I don't care how many girls you've dated, man
But you ain't lived till you've had your tires rotated

By a red headed woman
A red headed woman
It takes a red headed woman
To get a dirty job done

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Images : Rhonda Fleming dans Tennessee's partner, un film d'Allan Dwan

Paroles : Red headed woman Copyright © Bruce Springsteen (ASCAP)

19/04/2006

Angie D. en vidéo

Je suis en train de m'initier à la mise en ligne de vidéo. Voici la bande annonce du film Big Bad Mama dont je vous parle ci-dessous. Merci à Flickhead pour le lien.

Angie

Chère Angie Dickinson,

Vous avez des jambes magnifiques, comparables en beauté à celles de Cyd Charisse qui reste une référence en la matière. C'est sans doute pour cela que vous aviez souvent les jambes en l'air sur vos photographies promotionnelles, ou bien que vous portiez collants, shorts courts et courtes jupes, bref de tout ce qui peut mettre en valeur leurs lignes exquises.

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J'adore cette photographie où vous êtes en compagnie de Howard Hawks sur le plateau de Rio Bravo. Vous y portez ces collants noirs diaphanes qui ont fait votre gloire et que vous utilisez avec tellement de sensualité et d'humour, détonnant mélange, pour séduire et réduire à votre merci le viril shérif incarné par John Wayne. Cette photographie suscite en moi de nombreuses questions. Je me suis toujours interrogé sur ce que vous teniez dans la main. Un étui à cigarette ? En offriez vous une à votre pygmalion ou est-ce le sien ? Est-ce un présent de sa part ? Est-ce de ces petits objets que s'échangent ses personnages amoureux dans ses films et qui entretiennent cette complicité qu'il savait si bien décrire ? Est-ce un poudrier et seriez vous en train d'écouter les ultimes recommandations pour un ultime raccord maquillage ? Autre chose : si mes souvenirs sont bon, il n'y a aucune scène d'extérieur ou vous portiez cette tenue dans le film. Alors, est-ce un simple moment de détente sous le soleil californien sous l'oeil approbateur de Hawks ? Est-ce l'une de ces leçons que le maître aimait à donner à ses jeunes actrices ? Hawks est connu pour cela. Il a « créé » Lauren Bacall, révélé le potentiel de Rita Hayworth avant Welles, imaginé Carole Lombard en actrice de comédie, magnifié Rosalind Russel, Ann Shéridan, Joanne Dru, Elisabeth Threatt, formé la fascinante Ella Raines (qui le délaissera et ne tournera donc pas avec lui), Michelle Carey, Paula Prentiss et quelques autres. Vous restez l'une de ses plus belles réussites. Sans doute cela tient à ce couple insolite et excitant que vous formez avec Wayne. Vous, la toute jeune femme, jeune actrice mince presque fragile, face à la star, le cow-boy invincible et sûr de lui. Pourtant, avec cet humour qui caractérise Hawk, c'est vous qui le menez par le bout du nez avec insolence et tendresse. Impossible d'oublier cette réplique : « Hey, sheriff, you forgot your pants. ». Impossible d'oublier son air exaspéré quand vous l'agonissez de paroles pour lui proposer une aide qu'il refuse avec obstination. Impossible d'oublier votre moment d'ivresse. Impossible d'oublier votre jeté de pot de fleurs. Impossible de vous oublier, portant l'estocade finale avec vos collants noirs que, malin, Hawks a réservé pour la dernière scène. Votre couple à l'écran a l'étoffe du mythe et il est si drôle.

Mais, chère Angie, il serait dommage de vous réduire à cette prestation. Vous aimez les réalisateurs et les partenaires très masculins. Vous avez ainsi tourné pour Samuel Fuller, John Boorman, Don Siegel, Arthur Penn, Gordon Douglas, Brian de Palma ; et avec, outre Wayne, Kirk Douglas, Lee Marvin, John Cassavetes, Marlon Brando et... Ronald Reagan. Rien que des « durs » ! Reagan mis à part, ce sont tous des acteurs puissants, aux côtés desquels il est toujours difficile d'exister. Vous y arrivez sans peine, de votre grâce, votre humour et votre élégance. La finesse de votre corps, la douceur de vos traits masquent un tempérament déterminé et une force intérieure qu'utilisera Steve Carver, produit par Roger Corman, dans l'amusant Big Bad Mama où vous jouez avec conviction un chef de gang façon Ma Baker. Grand corrupteur de mythes, Brian De Palma vous offrira une mort de cinéma inoubliable dans l'ascenseur de Pulsions, un meurtre hautement graphique qui démarque celui de la douche de Psychose et où vous finissez lacérée à coup de rasoir. Un autre moment inoubliable de votre carrière.

Vous l'aurez compris, chère Angie Dickinson, vous êtes chère à mon coeur de cinéphile à travers Feathers et vos autres compositions remarquables. C'est aussi avec joie que je paye en ce jour mon tribut à l'hommage qui vous est rendu sur la Toile.

Les participants à la journée :

Retrouvez une sélection des films avec Angie Dickinson sur La Boutique

31/07/2005

Jolie rousse

25/11/2004

2046 et la bouche de Zhang Ziyi

zhang_ziyi.jpg Cette bouche merveilleuse est sans doute la seule bonne raison qui peut vous inciter à aller voir le dernier film hautement esthétique de Zhang Yimou, Le secret des poignards volants, où il n'y a pas de secret mais bien moins de rytme, d'humour et de ce véritable souffle d'aventure que dans, disons au hasard, L'hirondelle d'or de King Hu. Mais cette bouche ! on comprend qu'elle ai fasciné le réalisateur. Elle illumine la première apparition de notre héroine comme un papillon écarlate, une fraise incandescente, un soleil d'aube. Elle circule à travers le film, maintenant notre intérêt quand nous nous sommes perdus dans les méandres de cette histoire insignifiante.

 

Dans 2046, c'est le pied. Le petit pied délicat de notre Zhang qui remonte avec une sensualité inédite le long de la poitrine de Tony Leung. Pour être franc, c'est de loin l'image la plus fascinante que j'ai retenue de la projection cannoise de 2046 du pourtant génial Wong Kar Wai. Ceci dit, comme la version que j'ai vue ne correspond visiblement pas avec celle qui est sur les écrans... je vais sans doute retourner regarder et la bouche, et le pied.