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01/10/2010

Hécatombe

Il y a des semaines où, si l'on est un peu sentimental, il vaudrait mieux être haltérophile que cinéphile.


Gloria Stuart, la Rose âgée de Titanic (1997) de James Cameron, mais aussi actrice chez John Ford dans Air mail (1932) et The Prisoner of Shark Island (Je n'ai pas tué Lincoln – 1937) où elle campait la femme du malheureux héros. A 100 ans, belle carrière.

Hélas beaucoup plus jeune, Sally Menke était la monteuse attitrée de Quentin Tarantino, collaborant avec lui de Reservoir Dogs (1992) à Inglourious Basterds l'an passé. On frémit en pensant au boulot que ce devait être pour organiser les jeux du temps et de l'espace de pareils films. Elle avait également travaillé pour Oliver Stone et Xavier Beauvois. Respect.

Arthur Penn, je dois avouer que je n'aimais pas trop son cinéma, en particulier ce qu'il a fait dans le western, Little big man (1970) étant une purge consensuelle et oscarisée (Que les dieux en leur bonté nous protègent des rictus de Dustin Hoffman) et son Billy the Kid de The left handed gun (Le gaucher – 1958) est tellement loin de celui de Sam Peckinpah. Bon, il reste le cinéaste américain intellectuel (de gauche bien sûr) type, tel que l'admirent les français (de droite comme de gauche), tellement plus facile à aimer que Fuller, Aldrich ou Eastwood. Seul The Miracle Worker (Miracle en Alabama – 1962) m'avait vraiment impressionné et puis Missouri Breaks (1975) est assez bouffon pour être drôle, d'autant que la partition de John Williams est fort réussie.

Tony Curtis, je salue l'homme qui aura tenu si sensuellement Marilyn dans ses bras. Ses fantaisies télévisées amicalement nôtres auront presque fait oublier qu'il fut un acteur formidable pour Wilder, Kubrick, Edwards (Ah ! Le sous marin rose, l'éclair sur les dents du grand Leslie), Mackendrick, Fleischer qui le rendit crédible en viking puis en étrangleur. On lui pardonnera d'avoir été parfois plus léger comme avec les collants verts de l'homme reptile (Je balance, mais c'est affectueux). Pendant des années, j'avais sur une étagère une figure de carton qui le représentait ainsi. J'ai été marqué.

Commentaires

Ah, moi j'aime assez le cinéma d'Arthur Penn. Little Big Man, c'est trop lointain mais Missouri Breaks m'avait plutôt soufflé, comme Miracle en Alabama et, bien sûr, Bonnie and Clyde. J'ai écrit sur Nigthswimming sur mes deux plus récentes découvertes : l'attachant Alice's restaurant et surtout le beau Georgia. Peut-être pas, selon moi, de film à emporter sur une île déserte dans tout cela (contrairement à Aldrich ou Eastwood), mais des choses un peu plus émouvantes que ta note ne le laisse penser...

A propos de Curtis, il convient de citer le titre du film absolument génial de Mackendrick (dont j'ai peur qu'il passe un peu à la trappe au moment de ces hommages) : Le grand chantage / Sweet smell of success. Mais sinon, Some like it hot, bien sûr...

Écrit par : Ed(isdead) | 02/10/2010

Je suis peut être un peu dur, mais je sens venir les tresses commémoratives... "Bonnie and Clyde", je l'aime assez, mais depuis que je connais "Les amants de la nuit" et "Gun crazy", je suis plus mitigé sur son côté original. Pour le reste "georgia" dont on m'avait beaucoup (trop ?) parlé, m'a pas mal déçu et je ne connais pas "Alice's restaurant". "La poursuite impitoyable" est bien aussi.

Complètent d'accord avec le Mackendrick, c'est une tuerie :)

Écrit par : Vincent | 02/10/2010

A propos de Tony Curtis, un bémol parmi les hommages :
http://www.newsfromme.com/archives/2010_09_30.html#019567
B.

Écrit par : Breccio | 04/10/2010

Belle histoire, merci, Breccio. Cela ne m'étonne qu'à moitié, la décontraction de l'acteur a fini par lui faire jouer un peu tout et n'importe quoi à partir des années 70.
Mais je le tiens pourtant comme un bon acteur de cinéma, à cause de ce naturel. On disait aussi que des gens comme Mitchum ou Wayne étaient mauvais acteurs, paresseux. Et puis ils ne faisaient pas de théâtre. Pourtant, c'était loin d'être vrai, Mitchum était bosseur et Wayne pouvait apprendre deux pages de textes en arrivant le matin sur le plateau. Légende, quand on t'imprime...
D'autre part, je pense qu'avec des gens comme Edwards, Kubrick et Wilder, le petit Curtis ne pouvait rester en roue libre.

Écrit par : Vincent | 06/10/2010

Les commentaires sont fermés.