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25/02/2009

Besson par Mozinor

Je suppose que nombre d'entre vous ont entendu parler de la dernière sortie de Luc Besson à propos du piratage et de tout ce qui s'en suit. J'imagine que la proximité des débats au parlement sur une nouvelle loi « création et internet » (sic!) est la raison de ce genre de discours qui sont surtout révélateur d'une peur panique. Internet, c'est un peu l'anarchie, c'est une très grande liberté qui ne rime pas toujours, comme dans les gros films américains, avec grande responsabilité. Mais bon, la vraie vie est tellement submergée de biométrie, de droits, de règles, de vidéosurveillance, de procédures, de contrats et de normes que l'homme, dont l'état naturel est de folâtrer en compagnie de la femme, nu et libre comme un cabri des montagnes, s'est engouffré dans cette belle brèche du système. Comme disait la mère de l'autre : « Pourvu que ça dure ». Évidemment, tout ça ne plaît pas du tout à ceux qui sont du bon côté du contrat. Filtres, censure, délation, riposte graduée, DRM un temps, procès, tout l'arsenal est mis à contribution pour enrayer l'hémorragie, verrouiller la Toile et mater tous ces petits salopards. Mais ça ne se révèle pas si simple que cela. Au milieu de cette mère de toutes les batailles, la réaction du Besson est anecdotique. Elle m'arrache néanmoins un sourire dans la mesure où Besson est quand même un roi du recyclage des idées et formes des autres. En soi, ce n'est pas un problème, c'est aussi ce que fait Tarantino, mais alors, on a la décence de se taire. Mieux vaut donc en rire, et si je vous raconte tout cela, c'est pour faire entrer Mozinor sur Inisfree. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Mozinor est un grand détourneur devant l'éternel. Moi, je l'adore, j'ai diffusé nombre de ses films dans le cadre des manifestations de Regard Indépendant. Modeste, il tient à rester virtuel. Mais il est doué le bougre et il a vite dépassé le côté potache qui sévit sur le Net pour développer un univers original et de plus en plus glacé et sophistiqué que je vous laisse le plaisir de découvrir sur son site. Et puis, sa réponse à Besson :