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07/09/2018

Hommage au poil

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la carrière de Burt Reynolds, disparu le 6 septembre, était en dents de scie. Mais j'ai toujours trouvé l'acteur sympathique dans sa décontraction et il était capable, dans des registres plus sérieux, plus tragiques mêmes, de performances remarquables chez Sergio Corbucci en Navajo Joe (un film qu'il n'aimait pas, ce qui est dommage), Robert Aldrich qui lui donna un superbe rôle aux côtés de Catherine Deneuve, Richard Sarafian, Tom Gries, Paul Thomas Anderson, Mel Brooks pour une inoubliable scène de douche à trois, et bien entendu John Boorman qui le filma en héros viril et brisé, moulé dans sa combinaison noire de Deliverance (1972), obligé de laisser, pour cause de mauvaise blessure, le soin de la survie du petit groupe à un homme qui incarne son antithèse. Un personnage plutôt antipathique que Reynolds joue avec force en prenant à rebours son image dans le grand public. Avec ou sans moustache, parfois barbu, toujours très poilu, Burt Reynolds a incarné au temps de sa gloire une image de la virilité velue. Et facebouque m'ayant censuré, mais oui, la plus drôle de ses photographies où il pose telle une playmate sur un tapis, velu lui aussi, c'est sur Inisfree que je la partage.

burt reynolds

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De haut en bas, Navajo Joe (1966) © Dino De Laurentiis, sur la carpette pour Cosmopolitan en 1972 (il paraît qu'il a regretté par la suite) © KK/Cosmopolitan, Deliverance (1972) © Warner Bros., Hustle (La Cité des dangers, 1975) © Paramount Pictures, Silent Movie (La dernière folie de Mel Brooks, 1976) © Twentieth Century Fox et The Man Who Loved Cat Dancing (Le fantôme de Cat Dancing, 1973), © MGM.

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