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20/10/2015

En 1982

L'équipe de Zoom Arrière revisite l'année 1982 et met en tête Blade runner, le film de Ridley Scott. Je me rappelle en effet de ce film planant, inédit alors, envoûtant comme une bande dessinée de Moebius qui reste un grand moment de cette époque. Pour moi, comme l'on peut s'y attendre, l'évènement ce fut la confirmation de Steven Spielberg avec E.T. the extraterrestrial. Après les aventures d'Indiana Jones, je découvrais un cinéaste qui construisait une de ses scènes, des plus fameuses, autour d'un hommage à John Ford quand la bestiole regarde The quiet man (L'homme tranquille - 1952) à la télévision et crée un pont télépathique avec le petit garçon qui se met à agir inspiré par le personnage de John Wayne. Au-delà de l'hommage cinéphile, il faut comprendre ce qui se joue de fondamental et comment je fus touché au plus profond dans ce rapport étrange que nous entretenons avec les êtres des écrans. Curieux et sublime film que cet E.T. dont j'avais découvert l'affiche devant un cinéma en Amérique, car 1982 fut pour moi, aussi, mon premier et à ce jour dernier voyage aux USA. Un voyage vécu alors comme une sorte de pèlerinage en terre promise, la terre de mes héros. Il y eu New-York et les décors de tant de films avec un synchronisme particulier sur le West Side Story (1961) de Robert Wise et Jérôme Robbins, puis la Georgie avec ses décors de bayou et ses maisons vieux sud, Scarlett, tout ça... E.T. donc qui me séduisit avant son passage remarqué à Cannes puis la déferlante médiathèque de fin d'année qui en irrita certains et fit perdre toute retenue aux autres. Par chance, je pus ne considérer que le film, un film sur la corde raide de l'émotion mais qui me prend toujours, après tant de visions, au même endroit, avec la même intensité.

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Steven Spielberg et ses jeunes acteurs sur le plateau du film. Photographies DR Universal.

Commentaires

Oui et Blade Runner victime collatérale (à l'instar de l'autre chef d’œuvre fantastique de cette année The Thing) du succès phénoménal d'E.T.

Écrit par : dr frankNfurter | 23/10/2015

Oui, c'est juste. En France, je me souviens pourtant que le film de Scott avait été très médiatisé. peut être a t'il souffert de son rythme un peu lent. Je me souviens aussi qu'une revue comme Métal Hurlant avait détesté le film. A côté, "ET" est très fédérateur et chez nous il est sorti stratégiquement en décembre.

Écrit par : Vincent | 23/10/2015

Bonjour Vincent, il faut dire que 1982, rétrospectivement, fut une sacrée année de cinéma : Conan, L'emprise, Poltergeist, ... Blade Runner reste tout de même mon favori.

Écrit par : Raphaël | 25/10/2015

Grande année, en particulier pour le fantastique et lma SF. On sent bien que l'on est à un tournant, où le cinéma américain repasse au divertissement pur et aux mondes imaginaires après les années 70 du "Nouvel Hollywood".

Écrit par : Vincent | 25/10/2015

J'aime énormément E.T. moi aussi. On peut rappeler qu'E.T. était un film à petit budget par rapport à Blade Runner et The Thing, dont les budgets étaient supérieurs, et que le succès stratosphérique d'E.T. fut une surprise pour le studio et n'était pas du tout programmé (j'ai un peu de mal avec le concept de la "victime collatérale" dont parle frank plus haut impliquant qu'E.T. serait responsable de l'échec commercial des autres)

Écrit par : Strum | 21/12/2015

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