Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

« Tintin | Page d'accueil | Ken Russell 1927-2011 »

17/11/2011

Les 13e Rencontres Cinéma et Vidéo à Nice

Seul le désuet ne tombe jamais en désuétude

Une 13e édition sous le signe du paradoxe. Au moment où les Cahiers du Cinéma annoncent l'achèvement de la révolution numérique et la fin de l'argentique, Regard Indépendant investit dans le super 8. Fine pellicule fragile, imparfaite, unique et ludique, sa séduction est toujours bien vivante, sans nostalgie facile. Séduction du plan pensé, du raccord pesé, du geste cinématographique conservé et transmis. Plus de trente films cette année pour notre collection en super 8 tourné-monté sur un thème curieux, mais pas si mal choisi : Oui. Plus de trente films avec avec leurs erreurs, leurs univers de trois minutes, leurs idées. Il y aura quelques plans flous, quelques plans sombres, ce n'est pas grave. C'est de la pellicule vivante. C'est un lien aussi, avec nos amis de Caen, de Köln, de Barcelone qui ont participé pour moitié à l'aventure, avec un nouveau partenaire, Kodak, qui dotera les prix distribués pour la seconde année par un jury, de cette même pellicule, pour d'autres films. C'est un lien, enfin dans le temps, à travers le programme consacré à Rosette, actrice pétillante qui mit en scène cinq petits bijoux de ce format dans les années 80, avec l'aide d'Éric Rohmer derrière la petite caméra. Lien de temps toujours avec le travail de Mickael Hers et Dounia Sichov sur des films de famille, lien géographique avec le voyageur Maxime Michel au bout du monde et dans Paris, avec le film ramené d'Ouessant par Mehdi Benallal. Des liens, foisonnants que l'on trouve dans les programmes de nos amis anglais des Straight 8.

3054139598.jpg

Mais de nostalgie, point. Du moins pas de la sorte factice. Le super 8, tel que nous l'aimons, peut être retravaillé avec les outils modernes et ce qu'il apprend d'un art et d'une technique, on peut le retrouve dans les nombreux films de nos programmations régionales. Films d'école et d'ateliers ou la dimension pédagogique n'empêche pas la créativité. Films régionaux en tout genres avec les nouvelles œuvres de nos amis Xavier Ladjointe, Stéphane Coda, Guillaume Levil, Isa Noguéra, Philippe Frey, entre autres.

Pour les plus cinéphiles d'entre nous, une belle part de cette édition sera consacrée au cinéma de genre avec une programmation toute particulière concoctée par nos amis d'Héliotrope avec monstres suceurs de cerveau venus de l'espace, un beau film d'animation de l'incroyable Bill Plympton Idiots and Angels, et un film culte, un vrai, signé Russ Meyer avec la regrettée Tura Satana : Faster pussycat ! Kill ! Kill ! En clôture dans un esprit iconoclaste que nous apprécions tous, deux courts métrages de Benoît Forgeard qui prouvent s'il était besoin, qu'en France aussi on peut avoir des idées loufoques.

Pas de Rencontres sans musique. Deux groupes, The Blue Wind et Non ! (ce qui s'imposait vu le thème des super 8) qui joueront sur certains films de nos collections précédentes. Et puis une première, un défi vidéo et musical auquel une dizaine de réalisateurs et musiciens ont répondu. De quoi bien occuper vos jours et vos nuits entre le 17 et le 20 novembre avec le doux cliquetis de notre projecteur super 8.

Amicalement dédié à notre ami Ennio.

Le programme complet en ligne

Visuel : Illys Poulpfiction

Les commentaires sont fermés.