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23/09/2012

Communication

françois truffaut

« En fait, mon hostilité envers Antonioni m’a aidé à faire L’enfant sauvage. L’un des grands thèmes aujourd’hui est la difficulté de communication entre les humains. C’est très gentil tout ça, et ça donne de bonnes discussions parmi les intellectuels. Mais si vous entrez en contact avec une famille qui a un enfant sourd et muet, vous comprenez alors ce que signifie l’incommunicabilité. Je voulais montrer un vrai manque de communication, pas celui très "mode" dont parle Antonioni. »

François Truffaut - Entretien avec Charles Thomas Samuels, 1970.

Photographie source Passion Cinéma

Commentaires

Bonjour Vincent,
Comment allez-vous? Que je déteste la nouvelle vague, ce sois disant mouvement à tuer le cinéma populaire de qualité. Le mépris qu'avait Truffaut pour René Clément m'a toujours dégouté du personnage!
René Clément était un grand cinéaste, il a créer une nouvelle hestétique, tous ses films sont construit comme une belle maison* où l'on peu vivre ses rêve! "La course du lièvre à travers les champs" a été choque visuel et émotionnel aussi fort que la trilogie des Dollars de Sergio Leone.
Clément et Leone on beaucoup en commun, le gout de la fable, la fragilité des hommes et le gout de l'opéra.

*René Clément était architecte proche du Bauhaus avant de faire du cinéma.

Écrit par : claude kilbert | 24/09/2012

Bonjour Claude, je vais bien et vous.
Truffaut critique avait la dent dure, c'est vrai, mais j'aime son cinéma, une sensibilité dont je me sens proche, qu'il filme les femmes, les enfants ou le cinéma lui même dans "La nuit américaine" dont je ne me lasse pas. J'ai fait découvrir "L'enfant sauvage" à ma fille qui l'a beaucoup apprécié. La semaine dernière c'était un film d'Autant-Lara (une autre cible truffaldienne). Je pense que je lui ferais voir "Jeux interdits" aussi. Je cultive mes goûts éclectiques :)

Écrit par : Vincent | 24/09/2012

Je vais bien merci. Vous raison il faut cultiver éclectisme, mais bon je n'aime pas Truffaut! A Bruxelles la rentrée cinéma est assez calme, j'attends le Fridkin avec impatience, il sort sur nos écran la semaine prochaine...dans une et unique salle en Belgique!

Écrit par : claude kilbert | 24/09/2012

Oui François mais Michelangelo, lui, il a réussi son film anglais, contrairement à toi... ;-)

Écrit par : Edouard | 24/09/2012

C'est l'exception qui confirme la règle (dans les deux cas, héhéhé).

Écrit par : Vincent | 24/09/2012

c'est aussi pour ce genre de propos que j'aime Truffaut...

Écrit par : Christophe | 25/09/2012

J'avoue un petit plaisir pervers quand les cinéastes que j'aime disent du mal des cinéastes que je n'aime pas. Surtout quand ils tapent juste. Hélas, le contraire est vrai aussi, ainsi quand Hawks parle de Leone et Peckinpah (aie !). Il y a tout un article très drôle chez Romain Desbiens (liste à gauche) sur ce que les cinéastes pensent les uns des autres.

Écrit par : Vincent | 25/09/2012

Personnellement, j'ai beaucoup de mal à dire "je n'aime pas tel cinéaste". Comme la plupart du temps je n'ai pas tout vu de chacun, j'espère toujours trouver quelque chose d'intéressant plus tard, même chez ceux qui m'indiffèrent pour trois, quatre films à la suite. Ou alors on tombe dans les produits plus bas de gamme, mais là, peut-on parler de cinéastes ? (pour la musique en revanche, c'est totalement différent : si une chanson ou un album m'agace, je ne vais pas faire l'effort d'aller plus loin...)

(Et en tout cas, il me tarde une chose, vu ces petits commentaires : arriver dans les années 60, 61, 62... du côté de Zoom arrière :))

Écrit par : Edouard | 26/09/2012

Je suis en fait d'accord avec toi. D'ailleurs, ce ne sont pas tant les cinéastes que leur cinéma qui peuvent me rebuter et il y a toujours la possibilité qu'à un moment ou à un autre, ils fassent quelque chose qui m'intéresse. Il y a aussi notre propre évolution qui fait que l'on peut se rapprocher ou s'éloigner de tel ou tel cinéaste avec le temps. Dans le cas d'Antonioni, j'ai fini par trouver un film que j'ai aimé, "Chronique d'un amour" donc tout n'est pas perdu :)
Mais là, l'occasion était belle après avoir fait découvrir "L'enfant sauvage" à ma fille, de reprendre cette citation que j'ai découverte il y a peu. Le côté un peu pervers dont je parlais au-dessus.

Écrit par : Vincent | 27/09/2012

Là, il y a plus que le plaisir de voir un cinéaste honni critiqué par un cinéaste qu'on aime: Truffaut n'émet pas pas un jugement lapidaire et péremptoire sur Antonioni, ce sont deux visions du monde et du cinéma qui s'opposent.
c'est pour ça que ses détracteurs qui reprochent à Truffaut d'être "consensuels" me font bien marrer.

Écrit par : Christophe | 27/09/2012

Bonjour,
Je me souviens que l’enfant sauvage a été l’un des premiers films à me captiver alors que je n’avais pas dix ans. La télé était allumée un après-midi de la fin des années 80, on a aussi dû me dire le titre tout aussi intriguant. Du coup, instit, je n’ai moi non plus aucune hésitation à montrer ce film fascinant pour un enfant (ni à en montrer la parodie de Gotlib http://www.philo5.com/Rire/Gotlib-EnfantSauvage.htm).

Écrit par : florian | 27/09/2012

Christophe, j'ignorais que tant de gens trouvaient Truffaut consensuel :) Peut être avec le temps il s'était un peu adouci (il était revenu je crois sur Ford qui n'aimait pas trop dans les années 50), mais il reste pour beaucoup l'homme qui a porté le fer avec "Une certaine tendance...". Sur Antonioni, il parle finalement moins de cinéma (disons comme Rivette avec son travelling) et plus d'une vision du monde effectivement.

Florian, merci de votre visite. Merci pour le rappel des planches hilarantes de Gotlib (j'adore le visage impassible de son Truffaut). C'est bien d'avoir un prof qui montre ce genre de films :)

Écrit par : Vincent | 01/10/2012

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