ZA n°10 : le cinéma français des années trente (13/05/2026)
Avec mes camarades de Zoom Arrière, nous avons le plaisir de vous présenter le nouveau numéro de notre revue consacrée au cinéma français des années trente. La campagne de pré-commandes est ouverte pour trois semaines sur Ulule, lien en cliquant sur la photographie ci-dessous :
C'est à un voyage dans le temps que vous convie l'équipe de Zoom Arrière avec ce volume conséquent consacré au cinéma français des années trente. La décennie des crises (financière, politique et internationale) et du Front Populaire, qui va s'achever avec l'entrée dans la seconde guerre mondiale, est aussi celle des débuts du cinéma parlant et une période bouillonnante qui renouvelle en profondeur le cinéma hexagonal. C'est le temps où René Clair proclame « A nous la liberté ! » et Jean Renoir que « La vie est à nous ». C'est le temps où Marcel Pagnol fait chanter l'accent provençal, filme parties de cartes et jeux de boules, et installe ses caméras dans la garrigue du côté de La Treille, où Sacha Guitry impose sa voix inimitable et son humour sophistiqué, où Christian-Jaque fait rêver les Chiche-Capons d'Amérique et d'aventure, où Jean Cocteau fait traverser un miroir, où Marcel Carné invente le réalisme poétique grâce aux décors d'Alexandre Trauner, et où Jean Vigo poétise un chaland qui passe...
C'est le temps d'un cinéma dynamique qui accueille, un temps, des talents chassés par les dictatures, Fritz Lang, Samuel « Billy » Wilder, Max Ophüls et Anatole Litvak, tandis que Luchino Visconti vient apprendre son futur métier aux côtés de Jean Renoir.
C'est le temps de nouveaux visages, de Raimu et de Michèle Morgan, de Fernandel et de Françoise Rosay, de Danièle Darrieux qui chante «Charade » et de Jean Gabin, « Quand on s'promène au bord de l'eau ». C'est le temps de ces fameux « seconds rôles » que l'on a pas fini de regretter, Saturnin Fabre, Carette, Dalio, Le Vigan...
C'est le temps des mots enlevés de Jacques Prévert : « Moi j'ai dit Bizarre, bizarre ? Comme c'est étrange », de Charles Spaak : « Le devoir c'est le devoir. Pour un homme du peuple, c'est horrible de mourir à la guerre. Pour vous comme pour moi, c'est une bonne solution. », de Jean Aurenche et Henri Jeanson: « Atmosphère, atmosphère... Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ? ».
C'est un temps bientôt centenaire dans lequel nous vous invitons à vous plonger, pour retrouver les grands classiques comme pour faire de belles découvertes.
14:15 | Lien permanent | Commentaires (0) |
Facebook |
Imprimer |
